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Conseils · Ville par ville

Investir à Nîmes : des prix bas, des loyers bas, un calcul à faire.

La réponse en brefMis à jour en septembre 2026

Nîmes achète deux fois moins cher que Nice — environ 2 300 € le mètre carré à l’été 2026 — mais elle loue aussi beaucoup moins cher. Résultat : 100 000 € investis au coût total y rapportent de l’ordre de 500 € par mois hors charges, contre 800 € exigés par notre règle. Elle ne passe qu’au prix négocié.

Les prix et les loyers nîmois aux sources publiques, la confrontation à la règle des 800 € par tranche de 100 000 €, les quartiers un par un, la demande locative réelle, un exemple chiffré au coût total — et les pièges qui sont propres à cette ville.

Nîmes attire pour une raison simple : on y achète un appartement pour le prix d’un studio niçois. La question que cette page pose est celle que le prix bas ne règle pas : est-ce que cela suffit ? Voici la réponse au coût total, sources publiques ouvertes une à une, y compris quand elle n’arrange personne.

Le marché nîmois : le mètre carré le moins cher de la série

À l’été 2026, les baromètres publics situent l’appartement ancien nîmois autour de 2 300 € le mètre carré. L’indice efficity d’août 2026 donne 2 270 €, en hausse de 3,3 % sur douze mois, avec 80 % des ventes entre 1 370 et 3 200 €. Qoridor, qui calcule sur les ventes réellement signées et enregistrées par les notaires (base DVF) — 1 325 ventes d’appartements sur vingt-quatre mois, relevé de septembre 2026 —, donne 2 318 €, de 1 087 à 3 646 € selon le quartier. Deux méthodes, un même ordre de grandeur, sans garantie.

Ce niveau prend son sens par comparaison : Montpellier tourne autour de 3 320 à 3 400 € le mètre carré selon les mêmes baromètres, Nice entre 4 500 et 5 500 €. Nîmes s’achète donc à deux tiers du prix montpelliérain et à moitié prix du niçois. Ce qui l’explique n’a rien de mystérieux : 151 839 habitants au recensement INSEE 2023, et une population qui n’augmente plus que de 0,1 % par an depuis 2017, contre 1,4 % par an à Montpellier. Une ville qui ne grandit pas ne fait pas monter ses prix.

La tendance est plate : Qoridor relève − 0,3 % sur deux ans et + 6,4 % sur cinq ans. Un marché qui ne monte pas et ne s’effondre pas est un marché où l’acheteur préparé négocie. La même source mesure d’ailleurs une décote de seulement 7,1 % pour les appartements classés F ou G face à un équivalent classé D — environ 6 000 € sur un 60 m². C’est peu : le marché n’a pas encore intégré le coût réel d’une rénovation énergétique. Bonne nouvelle pour qui chiffre ses travaux, mauvaise pour qui achète sans devis.

Les loyers : bas eux aussi, et sans prime au petit logement

La référence publique est la « Carte des loyers » de l’ANIL et du ministère chargé du logement, publiée le 11 décembre 2025 sur data.gouv.fr : des loyers d’annonce du troisième trimestre 2025, charges comprises, commune par commune. Pour Nîmes, ils reposent sur 30 684 annonces.

Tous appartements

14,64 €/m²

Charges comprises — ANIL 2025, 30 684 annonces.

Studios et deux-pièces

14,32 €/m²

Charges comprises — ANIL 2025, 18 760 annonces.

Cet indicateur est charges comprises, alors que notre filtre des 800 € se calcule hors charges : comptez quelques euros du mètre carré en moins avant de comparer. Les trois-pièces et plus ressortent à 12,03 €/m².

Arrêtons-nous sur ces deux nombres : à Nîmes, le petit logement se loue 14,32 € le mètre carré, soit moins que la moyenne de tous les appartements. C’est très inhabituel. À Montpellier, le 1-2 pièces se loue 17,93 € contre 15,49 € pour l’ensemble, soit 16 % de plus ; à Nice, 22,74 € contre 20,43 €. Partout ailleurs, la petite surface se paie une prime au mètre carré, et c’est elle qui fait le rendement des studios. À Nîmes, cette prime n’existe pas : le réflexe « j’achète un studio pour du rendement » y perd son ressort principal.

La règle des 800 € : ce que 100 000 € rapportent vraiment à Nîmes

Notre filtre est le même partout : un bien n’est retenu que s’il rapporte au moins 800 € de loyer mensuel, hors charges, par tranche de 100 000 € investis — et investis veut dire coût total : prix négocié, frais de notaire d’environ 7,5 % dans l’ancien, travaux, meubles. Jamais le prix affiché.

Posons le calcul à Nîmes, au prix moyen, sans travaux ni meubles pour commencer. 100 000 € de coût total, c’est environ 93 000 € de prix d’achat une fois le notaire payé. À 2 300 € le mètre carré, cela fait environ 40 m². Loués selon l’indicateur ANIL des 1-2 pièces, ces 40 m² rapportent 14,32 × 40, soit environ 575 € par mois charges comprises — de l’ordre de 500 € une fois les charges récupérables retirées.

Le verdict est net : Nîmes ne passe pas au prix des annonces et en location nue. Il manque environ 300 € par mois, soit près de 40 % du seuil. Et le même calcul, mené sur les mêmes fichiers, donne ceci ailleurs.

100 000 € de coût total achètent…NîmesMontpellierNice
Appartement ancien, été 2026≈ 2 300 €/m²≈ 3 350 €/m²4 500 à 5 500 €/m²
Surface achetée, notaire compris≈ 40 m²≈ 28 m²≈ 19 m²
Loyer 1-2 pièces (ANIL 2025, charges comprises)14,32 €/m²17,93 €/m²22,74 €/m²
Loyer mensuel de cette surface≈ 575 €≈ 500 €≈ 425 €
Le filtre des 800 € est-il atteint ?NonNonNon

Nîmes est donc la meilleure des trois sur le rapport prix-loyer — 15 % devant Montpellier, 35 % devant Nice — et elle ne passe quand même pas. Un prix bas ne fabrique pas un bon dossier : il réduit seulement la distance à parcourir. Dans quel cas la franchit-elle ? Trois chemins, dont un seul est raisonnable.

  • Par le prix seul : à éviter. Pour qu’un 40 m² loué 500 € hors charges franchisse le seuil, il faudrait un coût total de 62 500 €, soit un achat autour de 1 450 € le mètre carré. Ce prix existe — c’est celui des secteurs Corot et André Malraux, 860 à 1 320 € selon efficity, autrement dit du quartier soumis au permis de louer et à une opération de requalification des copropriétés dégradées. Le rendement affiché y est le plus haut de la ville ; ce n’est pas un terrain de premier investissement.
  • Par la petite surface : sans effet ici. Puisque le 1-2 pièces nîmois ne se loue pas plus cher au mètre carré que le reste, découper petit ne crée aucun rendement supplémentaire.
  • Par le mode de location, sur un grand logement : le seul chemin sérieux. Un grand appartement acheté au bas de la gamme de prix, meublé et loué à la chambre, change l’équation — c’est le mécanisme détaillé dans notre guide de la colocation. Avec une réserve propre à Nîmes : le 7 septembre 2026, un portail spécialisé n’affichait qu’une dizaine d’annonces de chambres pour la ville et ses environs, de 350 à 500 €, le plus souvent entre 380 et 480 €. Peu d’offre peut vouloir dire peu de demande : à vérifier quartier par quartier avant de s’engager.

Les quartiers, un par un

Les prix ci-dessous sont ceux des appartements anciens relevés par l’indice efficity d’août 2026, quartier par quartier : des ordres de grandeur, sans garantie.

  • L’Écusson — Arènes, Esplanade, 2 410 à 2 460 €/m². Le centre historique dans ses boulevards : appartements anciens de caractère, jeunes actifs et étudiants sans voiture, et des travaux extérieurs soumis à l’architecte des Bâtiments de France.
  • Jardins de la Fontaine et l’axe Jean-Jaurès — 2 470 €/m². L’adresse bourgeoise : locataires plus âgés et plus stables, petites surfaces rares, prix les plus hauts du centre.
  • Gambetta — 2 210 €/m². En lisière nord de l’Écusson, populaire et commerçant : le prix d’entrée le plus bas du centre-ville, sur un bâti où l’immeuble compte plus que la rue.
  • Casernes et Hôpital — 2 730 à 2 820 €/m². Les abords du CHU : internes, soignants et personnels hospitaliers, un public de meublé et de moyenne durée qui se renouvelle toute l’année.
  • Le nord et les garrigues — Camplanier, Garrigues, l’axe de la route d’Uzès, 2 920 à 2 930 €/m². Les appartements les plus chers de la ville, dans un tissu surtout pavillonnaire : clientèle familiale, offre limitée.
  • Courbessac et l’Aérodrome — 2 070 à 2 250 €/m². L’est de la ville, le moins cher hors quartiers prioritaires : familles modestes, voiture indispensable, relocation plus lente.
  • Pissevin, Valdegour et leurs abords — Corot 860 €/m², André Malraux 1 320 €/m². Les prix les plus bas, de très loin — et le périmètre de l’opération de requalification des copropriétés dégradées et du permis de louer. À écarter pour un premier achat.

Qui loue à Nîmes : la demande locative en chiffres

Le recensement INSEE 2023, publié le 27 août 2026, donne un portrait précis : 87 984 logements dont 70,3 % d’appartements, 57,9 % de ménages locataires — plus qu’à Nice (49,7 %), moins qu’à Montpellier (67,1 %) —, 48,0 % de ménages d’une personne et 28,6 % de résidences principales d’une ou deux pièces. La demande de petites surfaces existe donc bel et bien ; elle se paie simplement au prix ordinaire.

L’emploi tient la ville : 84 366 emplois pour 151 839 habitants, préfecture du Gard, et un centre hospitalier universitaire qui se présente comme le premier employeur du département avec 1 397 médecins, internes et étudiants compris, et 5 963 personnels non médicaux. C’est le vivier locatif le plus solide de la ville, et il est ouvert toute l’année.

L’étudiant, en revanche, ne fait pas le marché : l’université de Nîmes annonce près de 6 000 étudiants, contre plus de 51 000 à Montpellier et quelque 30 000 à l’université Côte d’Azur. Bâtir un projet nîmois sur la seule demande étudiante serait une erreur de dimensionnement.

Deux chiffres, enfin, à regarder en face. 11,1 % du parc est vacant — 9 734 logements, contre 6,9 % à Montpellier, mais moins qu’à Nice où le recensement relève 12,4 %. Et le niveau de vie médian s’établit à 20 830 €, pour un taux de pauvreté de 32,4 % et un chômage des 15-64 ans de 18,0 % : cela ne disqualifie rien, cela impose de sélectionner le dossier du locataire et de prévoir une garantie.

Un exemple chiffré, au coût total

Prenons un cas entièrement construit pour l’exercice — ce n’est pas un dossier réel, ORELLIA n’en publie aucun — mais chaque ligne suit notre méthode. Un cinq-pièces ancien de 100 m² à rafraîchir, dans l’Écusson, affiché 195 000 € ; le projet : quatre chambres meublées louées séparément à 470 € hors charges, soit le haut de la fourchette relevée le 7 septembre 2026 sur les annonces publiques de colocation nîmoises. C’est l’hypothèse la plus fragile de l’exemple, et elle doit se vérifier sur les annonces du quartier avant toute offre.

D’abord, le piège classique : le prix affiché.

Au prix affiché — ce qui ne passe pas

Prix affiché195 000 €
Frais de notaire (environ 7,5 %)14 625 €
Travaux — quatre chambres, seconde salle d’eau38 000 €
Meubles13 000 €
Coût total260 625 €

1 880 € de loyer pour 260 625 € investis, soit 721 € par tranche de 100 000 €. Le seuil des 800 € n’est pas atteint : au prix affiché, l’opération se refuse.

Reprenons la même adresse, les mêmes travaux, le même loyer — et une négociation menée devis en main, ventes réellement signées à l’appui, sur un bien à rafraîchir dans un marché plat. Disons 162 000 €, soit 17 % sous le prix affiché. Cela ne s’obtient pas au téléphone : cela se prépare.

Au prix négocié — la même opération, autrement achetée

Prix négocié162 000 €
Frais de notaire (environ 7,5 %)12 150 €
Travaux38 000 €
Meubles13 000 €
Coût total — la vraie base de calcul225 150 €

1 880 € de loyer pour 225 150 €, soit 835 € par tranche de 100 000 €. Le filtre passe. Entre les deux réceptions, une seule chose a changé : le prix d’achat.

Avec 25 000 € d’apport, il reste 200 150 € à emprunter. Sur vingt ans à 3,15 % — une hypothèse, pas une promesse —, la mensualité ressort à environ 1 125 €, plus 57 € d’assurance emprunteur : environ 1 182 € sortent chaque mois, quoi qu’il arrive.

Une année de location — quatre chambres à 470 €

Loyer annuel22 560 €
Vacance locative (5 %)− 1 128 €
Frais de gestion (7 % de l’encaissé)− 1 500 €
Charges de copropriété non récupérables− 1 500 €
Taxe foncière (estimation de l’exercice)− 1 600 €
Assurance propriétaire non occupant− 220 €
Entretien — l’usure de la colocation− 900 €
Comptabilité (30 € par mois)− 360 €
Crédit et assurance (1 182 € × 12)− 14 184 €
Cash flow annuel+ 1 168 €

Soit environ + 97 € par mois. Exemple pédagogique ; impôt sur les loyers non compté, il dépend de votre situation et du régime choisi.

Retenez la leçon plutôt que les chiffres. Même dans le scénario qui passe, le cash flow est mince : 97 € par mois, c’est une chambre vide un trimestre et l’année bascule. Le loyer visé est lui aussi tendu : à 450 € la chambre au lieu de 470, le même achat ne rapporte plus que 799 € par tranche de 100 000 € et se refuse. Et il a fallu, pour en arriver là, trois choses simultanées — un grand logement, une négociation de 17 %, quatre chambres remplies dans une ville où la colocation est un marché étroit. Nîmes récompense le travail d’achat ; elle ne pardonne pas son absence. La mécanique complète est dans notre guide de la rentabilité locative et dans celui de l’investissement locatif avec travaux.

Les pièges propres à Nîmes

  • Le permis de louer. La Ville impose une autorisation préalable de mise en location sur le secteur de l’opération de requalification des copropriétés dégradées d’intérêt national du quartier Pissevin et, depuis le 1er février 2025, sur les copropriétés de la Galerie Wagner. Elle s’obtient avant chaque mise en location ; louer sans elle expose à une contravention pouvant atteindre 15 000 €. Le périmètre exact se télécharge sur le site de la Ville.
  • Le site patrimonial remarquable de l’Écusson. Créé par arrêté ministériel du 15 mars 1985, il couvre 41 hectares que la Ville prévoit de porter à 112, 843 immeubles et 3 228 façades. Son plan de sauvegarde, publié le 23 juillet 2004 et modifié jusqu’au 14 décembre 2015, soumet les travaux extérieurs à l’architecte des Bâtiments de France. Menuiseries, volets, ravalement : du délai et un surcoût, à chiffrer avant l’offre.
  • Les copropriétés fragiles. 13,1 % des résidences principales datent d’avant 1946, et le centre ancien concentre des immeubles sans ascenseur, parfois sans fonds de travaux. Le procès-verbal des trois dernières assemblées générales vaut plus que n’importe quel classement de quartier.
  • La vacance, et la taxe qui va avec. 11,1 % du parc est vacant ; Nîmes étant en zone tendue, la taxe sur les logements vacants s’applique. Un logement mal placé coûte deux fois, en loyer perdu et en impôt — et avec un niveau de vie médian de 20 830 €, le dossier du locataire se lit sérieusement, garantie en place avant la remise des clés.
  • Le risque inondation. Nîmes est une ville de cadereaux : ce risque se vérifie parcelle par parcelle, au plan de prévention des risques et à l’état des risques annexé à la promesse.
  • Pas de plafonnement des loyers — mais une zone tendue. La liste des communes appliquant un loyer de référence majoré, vérifiée le 1er août 2026 par service-public.gouv.fr, comprend Montpellier et pas Nîmes. Nîmes figure en revanche parmi les communes en zone tendue, d’après les données de référence du simulateur publiées sur data.gouv.fr : la hausse du loyer entre deux locataires y est limitée et le préavis du locataire tombe à un mois. On n’achète donc pas un logement mal loué en comptant remonter librement son loyer.

Comment ORELLIA accompagne un projet à Nîmes

Disons-le tel que c’est : ORELLIA a son siège à Nice. Pas d’agence à Nîmes, pas de bureau, pas d’équipe locale. Ce qui est mobilisable partout en France, ce sont les métiers : le bien est cherché par un agent titulaire de la carte professionnelle, du réseau iad, présent sur place et mandaté par vous ; le financement est monté par un courtier. Chacun contracte directement avec vous, et l’argent ne transite jamais par ORELLIA.

Le rôle d’ORELLIA est ailleurs : fixer la stratégie avant de chercher, chiffrer chaque bien proposé au coût total et rendre un avis écrit sous cinq jours, tenir le calendrier des treize étapes, et dire non. À Nîmes, cela commence par trois questions précises : ce logement est-il dans le périmètre du permis de louer ? est-il dans le site patrimonial remarquable, et qu’est-ce que cela change au devis de travaux ? et le loyer visé tient-il face aux annonces réellement en ligne dans ce quartier ? Le premier appel de trente minutes avec l’équipe est gratuit, un rendez-vous se pose sous 48 heures, le rendez-vous stratégie est tenu par Axel Orel en personne, et la maison ne suit que dix dossiers à la fois. Si vous hésitez entre plusieurs villes, notre guide sur Montpellier et notre comparatif où investir dans le sud de la France posent le même calcul ailleurs.

Faites le calcul sur votre projet

La mécanique de cet exemple est publique : coût total, loyer hors charges, filtre des 800 € par tranche de 100 000 €, cash flow mensuel.

L’outil de la maison

Le simulateur de rentabilité ORELLIA

Entrez un prix nîmois, des travaux, un loyer : il pose le calcul complet — coût total, cash flow mensuel, règle des 800 € par tranche de 100 000 € — et rend son verdict. Gratuit, sans inscription.

Ouvrir le simulateur

Et si vous préférez poser vos chiffres avec quelqu’un, le premier appel avec l’équipe dure trente minutes, il est gratuit, et il sert à ça — y compris pour vous dire qu’un appartement nîmois, si bon marché soit-il, ne fera pas un bon dossier au prix demandé. La suite, si elle a lieu, suit la méthode en treize étapes ; la décision vous appartient, sans pression.

Vos questions

Investir à Nîmes : ce qu’on nous demande.

Faut-il investir à Nîmes en 2026 ?

Seulement au bon prix, et pas en location nue classique. L’appartement ancien nîmois tourne autour de 2 300 € le mètre carré à l’été 2026 selon les baromètres publics, deux fois moins qu’à Nice — mais les loyers suivent : 14,32 €/m² charges comprises pour un 1-2 pièces d’après la Carte des loyers ANIL 2025. Au prix des annonces, 100 000 € investis au coût total rapportent de l’ordre de 500 € par mois hors charges, contre 800 € demandés par notre règle. Nîmes ne passe qu’avec une vraie négociation et un mode de location choisi.

Nîmes ou Montpellier pour un investissement locatif ?

Sur le rapport prix-loyer, Nîmes l’emporte : 100 000 € de coût total y achètent environ 40 m², loués autour de 575 € charges comprises, contre 28 m² et environ 500 € à Montpellier. Sur la demande, c’est l’inverse : Montpellier compte plus de 51 000 étudiants et gagne 1,4 % d’habitants par an, Nîmes en compte près de 6 000 et stagne à + 0,1 % par an. Montpellier plafonne en plus les loyers depuis le 1er juillet 2022 ; Nîmes non. Aucune des deux ne passe la règle des 800 € au prix moyen.

Quels quartiers éviter pour un premier investissement à Nîmes ?

Pissevin, Valdegour et leurs abords, où les appartements se négocient très bas — 860 à 1 320 € le mètre carré dans les secteurs Corot et André Malraux d’après l’indice efficity d’août 2026. Le rendement affiché y est le plus élevé de la ville, et c’est un piège : le quartier Pissevin fait l’objet d’une opération de requalification des copropriétés dégradées d’intérêt national, et le permis de louer y est obligatoire, sous peine d’une amende pouvant atteindre 15 000 €. Ce n’est pas un terrain de premier investissement.

Faut-il un permis de louer à Nîmes ?

Oui, mais seulement sur deux périmètres. La Ville de Nîmes impose une autorisation préalable de mise en location sur le secteur ORCOD-IN du quartier Pissevin et, depuis le 1er février 2025, sur les copropriétés de la Galerie Wagner. Ailleurs dans la commune, aucune autorisation préalable n’est exigée. Louer sans elle là où elle s’applique expose à une contravention pouvant atteindre 15 000 €. À vérifier avant l’offre, périmètre en main : cela conditionne le calendrier de mise en location.

Les loyers sont-ils encadrés à Nîmes ?

Non, pas au sens du plafonnement. La liste des communes appliquant un loyer de référence majoré, publiée par service-public.gouv.fr et vérifiée le 1er août 2026, comprend Montpellier mais pas Nîmes. Nîmes est en revanche classée en zone tendue, ce qui limite la hausse du loyer entre deux locataires et réduit le préavis du locataire à un mois. La taxe sur les logements vacants s’y applique aussi — un point à ne pas négliger dans une ville où 11,1 % du parc est vacant.

ORELLIA peut-elle accompagner un achat à Nîmes ?

Oui. ORELLIA a son siège à Nice, sans agence ni équipe à Nîmes — et n’en revendique aucune. Le bien est cherché par un agent titulaire de la carte professionnelle du réseau iad, présent sur place et mandaté par le client ; le financement est monté par un courtier. ORELLIA fixe la stratégie, chiffre chaque bien au coût total et rend un avis écrit sous cinq jours ; l’argent ne transite jamais par elle. Le premier appel de trente minutes est gratuit, le rendez-vous stratégie est tenu par Axel Orel, et la maison ne suit que dix dossiers à la fois.

Les autres villes, passées au même calcul

Une ville ne se juge pas à sa réputation mais au rapport entre son prix et son loyer. Voici ce que le filtre maison — 800 € de loyer mensuel hors charges par tranche de 100 000 € de coût total — donne ailleurs, dans les exemples pédagogiques de chaque guide.

  • Lyon Environ 400 € par tranche, la moitié du filtre — on y achète du patrimoine, pas du revenu.
  • Bordeaux 435 € par tranche, et les plafonds de l’arrêté préfectoral interdisent de rattraper l’écart par le loyer.
  • Montpellier Environ 385 € par tranche, sous un loyer plafonné : seul le prix d’achat peut la faire passer.
  • Nantes Environ 395 € par tranche au prix médian des ventes réelles.
  • Rennes Environ 330 € par tranche en location classique, 712 € en colocation.
  • Toulouse 300 à 410 € par tranche en deux-pièces, 756 € en colocation de quatre chambres — le plus près sans y être.
  • Strasbourg 300 à 340 € par tranche, mesurés sur des loyers hors charges d’observatoire local.
  • Lille 413 € par tranche en deux-pièces, 694 € pour une maison de ville dans la couronne.
  • Marseille 729 € par tranche au prix affiché, 839 € au prix négocié : le filtre passe, à condition de négocier.
  • Grasse Environ 430 € par tranche, contre 360 € à Nice — moins cher à l’achat, moins cher à la location.
  • Perpignan 526 € par tranche pour un deux-pièces rénové, mais 14,6 % de logements vacants et 36,2 % de taux de pauvreté.
  • Le Havre 416 € par tranche : le prix d’achat est bas, le loyer aussi, et les frais fixes pèsent davantage.
  • Saint-Étienne 812 € par tranche, le seuil franchi de douze euros — et tout tient au loyer meublé retenu.
  • Paris 409 € par tranche, sous un loyer plafonné par arrêté : il faudrait acheter à 6 042 € le mètre carré, soit 5,7 % des ventes.
  • Aix-en-Provence 319 € par tranche, la plus basse de la série — et même la colocation plafonne à 517 €.
  • Grenoble 444 € par tranche, loyer plafonné par arrêté préfectoral, colocation comprise.
  • Rouen 500 € par tranche, 808 € en colocation rive gauche — et les loyers n’y sont pas encadrés, contrairement à ce qu’on lit.
  • Tours 615 € par tranche en colocation, 372 € loué entier : la demande étudiante est déjà dans le prix.
  • Nancy 504 € par tranche, prix bas mais loyers plus bas encore ; seule la colocation en périphérie passe.
  • Metz 748 € par tranche en colocation meublée, sur des prix d’annonces — la Moselle est hors du fichier public des ventes.
  • Toulon 488 € par tranche, la moins chère des grandes villes de PACA, encore loin du compte.
  • Reims 439 € par tranche : les quarante-cinq minutes de Paris sont déjà payées dans le prix.
  • Angers 421 € par tranche — la réputation des classements payée d’avance, le loyer resté celui d’une ville moyenne.
  • Dijon 264 € par tranche dans le secteur sauvegardé, 336 € juste à côté : la protection se paie deux fois.
  • Caen 350 € par tranche : sur un parc reconstruit, la rénovation énergétique efface l’avantage de prix.
  • Clermont-Ferrand 492 € par tranche, un prix modéré mais deux fois trop élevé pour les loyers observés.

Deux guides comparent ces marchés côte à côte : où investir dans le sud de la France et où investir sur la Côte d’Azur.

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