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Conseils · Ville par ville

Investir à Bordeaux : ce que la ville rapporte vraiment, plafonds compris.

La réponse en brefMis à jour en septembre 2026

Bordeaux a corrigé : l’appartement y tourne autour de 4 100 à 4 350 € le mètre carré aux derniers baromètres publics. Mais le loyer y est plafonné par arrêté préfectoral : au mieux 27,50 € le mètre carré en appartement meublé. Au prix moyen des quartiers, notre filtre des 800 € par tranche de 100 000 € n’est atteint nulle part.

Les prix par quartier aux baromètres publics, les loyers relevés par l’ANIL, les plafonds lus dans l’arrêté du 6 juillet 2026, la confrontation au filtre des 800 €, un exemple chiffré au coût total, et les pièges bordelais que l’annonce ne dit jamais.

Bordeaux revient sans cesse dans les questions qu’on nous pose, et pour de bonnes raisons : le marché a baissé, la ville est à deux heures de Paris depuis la LGV de 2017, l’université y accueille des dizaines de milliers d’étudiants. Tout cela est vrai, et ne suffit pas. Bordeaux a surtout une particularité qui change le calcul : le loyer y est plafonné par la loi. On peut donc, pour une fois, calculer une limite haute exacte plutôt que d’espérer.

Le marché : une correction, pas un effondrement

Trois sources indépendantes, consultées début septembre 2026, disent la même chose. La chambre des notaires de la Gironde relève 4 110 € le mètre carré pour les appartements bordelais sur l’année 2025, en recul de 2,4 % sur un an. L’indice efficity d’août 2026 donne 4 140 € dans l’ancien, − 0,8 % sur douze mois, 80 % des ventes entre 3 020 et 5 550 €. Qoridor, qui calcule sur 2 447 ventes d’appartements réellement signées et enregistrées par les notaires (base DVF) au 1er septembre 2026, ressort à 4 347 €, en repli de 6 % sur deux ans. Trois méthodes, un même ordre de grandeur, sans garantie.

Autrement dit : la flambée post-LGV s’est dégonflée lentement et le marché s’est stabilisé un cran plus bas. La négociation redevient possible, mais ce n’est pas une braderie — Bordeaux reste plus chère que Marseille, pour des loyers inférieurs.

Les loyers : deux plafonds, pas un

Le premier plafond est celui du marché. La « Carte des loyers » de l’ANIL et du ministère chargé du logement, publiée le 11 décembre 2025 sur data.gouv.fr, prédit pour Bordeaux, sur 84 641 annonces, 15,99 € le mètre carré tous appartements confondus, 18,54 € pour les studios et deux-pièces, 14,60 € à partir de trois pièces. À Nice, le même fichier donne 20,43 € et 22,74 €.

Loyer d’annonce, Bordeaux

16,0 €/m²

18,5 €/m² pour les studios et deux-pièces — charges comprises, ANIL 2025.

Plafond légal, meublé

14,0 à 27,5 €/m²

Loyer de référence majoré selon secteur, taille et époque — hors charges, arrêté du 6 juillet 2026.

Attention à ne pas comparer les deux colonnes telles quelles. L’indicateur ANIL est charges comprises ; le plafond légal est hors charges, et c’est aussi hors charges que se calcule notre filtre des 800 €.

Le second plafond est légal, et c’est lui qui commande. Depuis le 15 juillet 2022, la commune de Bordeaux applique l’encadrement des loyers : un arrêté préfectoral fixe, pour quatre secteurs, quatre tranches de pièces et quatre époques de construction, un loyer de référence majoré à ne pas dépasser. Le dernier, signé le 6 juillet 2026, s’applique du 15 juillet au 24 novembre 2026 inclus. Nous avons lu les 64 lignes de son annexe des appartements : les plafonds vont de 12,20 à 23,90 € le mètre carré en location vide, de 14,00 à 27,50 € en meublé, hors charges. Le simulateur officiel de Bordeaux Métropole rend le chiffre exact pour un logement donné.

Une réserve, et elle compte : un complément de loyer peut s’ajouter au loyer de base pour un logement dont la localisation ou le confort le justifient, en comparaison des logements de même catégorie du même secteur. Ce n’est pas une porte dérobée. Il est exclu dès qu’apparaît l’un des défauts listés par la loi — étiquette F ou G au diagnostic de performance énergétique, signes d’humidité, vis-à-vis à moins de dix mètres, sanitaires sur le palier, installation électrique dégradée —, il ne peut pas s’ajouter à un loyer déjà inférieur au loyer de référence majoré, et le locataire peut le contester devant la commission départementale de conciliation dans les trois mois du bail (préfecture de la Gironde). Un calcul d’investissement bâti sur un complément de loyer est un calcul bâti sur une contestation possible.

La règle des 800 € : le calcul, une fois pour toutes

Notre filtre : un bien n’est retenu que s’il rapporte au moins 800 € de loyer mensuel hors charges par tranche de 100 000 € investis, calculés sur le coût total — prix négocié, notaire d’environ 7,5 % dans l’ancien, travaux, meubles —, jamais sur le prix affiché. Soit 0,8 % du coût total chaque mois, 9,6 % par an.

Le loyer étant plafonné, on peut retourner l’équation et calculer le prix maximal que le filtre autorise. Prenons le plafond le plus généreux de l’annexe des appartements : 27,50 € le mètre carré par mois, soit 330 € par an, pour un studio meublé d’après 1990 en zone 1, le secteur le mieux valorisé de l’arrêté. Divisé par 9,6 %, cela donne un coût total maximal de 3 440 € le mètre carré, notaire, travaux et meubles inclus.

Ce que le filtre autorise à Bordeaux, par mètre carré

Studio meublé, plafond le plus élevé de l’annexe appartements3 440 €
Deux-pièces meublé ancien, zone 12 710 €
Quatre-pièces meublé ancien, zone 12 110 €
À comparer : prix moyen du quartier le moins cher, hors frais3 610 €

Les trois premières lignes sont le coût total maximal admissible pour tenir 800 € par tranche de 100 000 €, calculé sur les plafonds de l’arrêté du 6 juillet 2026. La dernière n’est pas un total : c’est le prix moyen des appartements à Caudéran-Barrière Judaïque, indice efficity d’août 2026, avant notaire et avant le moindre euro de travaux.

Le verdict est net : au prix moyen des quartiers, Bordeaux ne passe pas. Le moins cher d’entre eux est déjà au-dessus du coût total que le filtre autorise dans le meilleur des cas, et il reste à y ajouter notaire, travaux et meubles. Ce n’est pas un jugement sur la ville : c’est une arithmétique.

Dans quel cas passerait-elle ? Il faudrait trois conditions réunies : un petit logement meublé dans un secteur au plafond élevé ; un achat 25 à 35 % sous le prix moyen du quartier, donc un lot vraiment décoté ; et un chantier tenu au budget. Ce n’est pas impossible — efficity situe le bas de fourchette de Caudéran-Barrière Judaïque à 2 730 € le mètre carré —, mais un tel prix se paie d’ordinaire en travaux, et les travaux entrent dans le coût total. C’est rare, et cela ne se trouve pas en filtrant des annonces le dimanche soir. Notre guide de l’investissement locatif avec travaux décrit ce que suppose ce genre d’opération.

Une porte de sortie que beaucoup imaginent est fermée ici : la colocation. L’encadrement s’applique explicitement aux colocations (préfecture de la Gironde), et l’article 8-1 de la loi du 6 juillet 1989 prévoit que la somme des loyers perçus de l’ensemble des colocataires ne peut pas dépasser le loyer applicable au logement. Or les plafonds bordelais chutent avec la taille : 16,90 € le mètre carré pour un quatre-pièces meublé d’avant 1946, contre 26,50 € pour un studio du même secteur. Découper un grand appartement en chambres, qui sauve tant d’opérations ailleurs — voyez notre guide de la colocation —, ne produit presque rien à Bordeaux.

Les huit quartiers, et ce qui s’y loue

Bordeaux se découpe en huit quartiers administratifs. Les prix ci-dessous sont ceux des appartements à l’indice efficity d’août 2026, ordres de grandeur sans garantie : du plus cher au moins cher, l’écart n’est que d’un tiers, ce qui est faible pour une grande ville.

  • Hôtel de Ville-Quinconces-Saint-Seurin-Fondaudège, 4 780 €/m². Le Bordeaux de pierre : deux et trois-pièces pour couples et cadres, le ticket d’entrée le plus élevé de la ville.
  • Grand Parc-Chartrons-Paul Doumer, 4 550 €/m². Deux mondes sous une étiquette : les Chartrons très demandés, le Grand Parc en rénovation — de 3 300 à 6 120 € le mètre carré.
  • Saint-Bruno-Saint-Augustin, 4 310 €/m². Échoppes et petits collectifs autour du CHU Pellegrin : internes, soignants et jeunes actifs, qui tournent vite.
  • Capucins-Saint-Michel-Nansouty-Saint-Genès, 4 190 €/m². Le plus étudiant et le plus contrasté : bâti très inégal, et une partie de Saint-Michel et de la Victoire sous permis de louer.
  • La Bastide, 4 030 €/m². Rive droite, tramway, Brazza et Niel en chantier : des jeunes actifs, et beaucoup de programmes récents en concurrence.
  • Le Lac-Bacalan, 3 920 €/m². Bassins à flot et Cité du Vin, le quartier qui a le plus changé : offre neuve abondante, donc relocation plus lente.
  • Saint-Jean-Belcier-Carle Vernet-Albert 1er, 3 870 €/m². Euratlantique et la gare : très bien relié à Paris, mais c’est là qu’on construit le plus, et Belcier relève en partie du permis de louer.
  • Caudéran-Barrière Judaïque, 3 610 €/m². Résidentiel et familial, trois et quatre-pièces. Le moins cher en appartement — et malgré cela au-dessus de ce que notre filtre autorise.

La demande locative : une ville de locataires seuls

Sur ce terrain, Bordeaux est solide. Le recensement INSEE 2023, publié le 27 août 2026, dénombre 267 991 habitants et 96 347 ménages locataires, soit 64,9 % des résidences principales — bien plus qu’à Nice (49,7 %) ou Marseille (54,7 %). Autre chiffre décisif : 55,4 % des ménages bordelais sont composés d’une seule personne. C’est avant tout un marché de studios et de deux-pièces.

L’activité suit : 211 517 emplois recensés dans la commune, un chômage des 15-64 ans de 11,8 %. La ville annonce plus de 100 000 étudiants inscrits à la rentrée 2024, cinquième pôle d’enseignement supérieur français. Avec 6,9 % de résidences secondaires seulement, on habite Bordeaux à l’année : pas de saison creuse. La ville est en outre en zone tendue au sens du décret du 10 mai 2013, ce qui limite la hausse du loyer entre deux locataires — une contrainte de plus, qui s’ajoute à l’encadrement sans s’y substituer. La demande n’est donc pas le problème : le problème est le prix d’entrée rapporté à un loyer plafonné.

Un exemple chiffré, de bout en bout

Ce cas est construit pour l’exercice : ce n’est pas un dossier réel, ORELLIA n’en publie aucun. Un deux-pièces de 42 m² d’avant 1946, secteur Capucins-Saint-Genès, affiché 185 000 € et négocié 168 000 € devis en main, rénové et meublé. Loyer retenu : le plafond légal le plus favorable de l’arrêté pour cette catégorie, celui de la zone 1 — 21,70 € le mètre carré hors charges, soit 911 € par mois. L’adresse exacte commande la zone, donc le plafond : il se vérifie sur le simulateur officiel de Bordeaux Métropole, et dans un autre secteur il est plus bas — le verdict, plus dur encore.

Le coût total — la seule base de calcul honnête

Prix négocié168 000 €
Frais de notaire (environ 7,5 %)12 600 €
Travaux22 000 €
Meubles7 000 €
Coût total209 600 €

911 € de loyer pour 209 600 € investis, soit 435 € par tranche de 100 000 €. Le seuil des 800 € est manqué de moitié — et le loyer retenu est déjà le plafond légal le plus haut de la catégorie.

Poussons jusqu’au bout, parce que c’est le cash flow qui se vit tous les mois. Avec 20 000 € d’apport, il reste 189 600 € à emprunter. Sur vingt ans à 3,15 % — une hypothèse, pas une promesse —, la mensualité ressort à environ 1 066 €, plus 54 € d’assurance : 1 120 € sortent chaque mois, quoi qu’il arrive.

Une année de location — au plafond légal

Loyer annuel10 932 €
Vacance locative (5 %)− 547 €
Frais de gestion (7 % de l’encaissé)− 727 €
Charges de copropriété non récupérables− 900 €
Taxe foncière (estimation de l’exercice)− 1 100 €
Assurance propriétaire non occupant− 180 €
Entretien− 400 €
Comptabilité (30 € par mois)− 360 €
Crédit et assurance (1 120 € × 12)− 13 440 €
Cash flow annuel− 6 722 €

Soit environ − 560 € par mois à sortir de votre poche, impôt sur les loyers non compté. Exemple pédagogique construit pour l’exercice : il dépend de votre situation et du régime choisi.

Un effort de 560 € par mois pendant vingt ans n’est pas interdit : c’est un choix patrimonial, pas un placement de rendement — et nous le déconseillons pour un premier investissement locatif.

Les pièges propres à Bordeaux

  • L’encadrement des loyers, et son échéance. Dépasser le loyer de référence majoré expose au remboursement du trop-perçu et à une amende pouvant atteindre 5 000 € pour une personne physique, 15 000 € pour une personne morale (service-public.fr, Bordeaux Métropole). L’expérimentation issue de la loi ELAN, portée de cinq à huit ans par la loi 3DS du 21 février 2022, prend fin en novembre 2026 — l’arrêté bordelais s’arrête d’ailleurs au 24 novembre. Une proposition de loi soutenue par le gouvernement prévoirait de la prolonger de deux ans, mais rien n’était voté à la date de cette page (Banque des Territoires, 24 juin 2026). Bâtir un calcul sur sa disparition serait un pari : personne ne sait ce que feront les loyers bordelais après cette date, et un calcul qui ne tient que si la loi change n’est pas un calcul.
  • Le permis de louer. Une partie des secteurs Victoire, Saint-Michel et Belcier est soumise à l’autorisation préalable de mise en location : elle se demande avant la signature du bail, à chaque nouvelle location et à chaque changement de locataire, et la décision tombe sous un mois. Louer sans elle expose à une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 € (ville de Bordeaux).
  • Le meublé de tourisme n’est pas la porte de sortie. La résidence principale est limitée à 90 jours par an ; au-delà, il faut une autorisation de changement d’usage assortie d’une compensation — créer un logement de surface équivalente dans le même secteur, à partir d’un local qui n’en était pas un. La conversion en courte durée n’est donc pas une option ordinaire.
  • Le bâti ancien. 34,3 % des résidences principales bordelaises datent d’avant 1946 (INSEE, recensement 2023) : échoppes et immeubles de pierre coûtent cher en ravalement, toiture, humidité. Les trois derniers procès-verbaux d’assemblée générale et le fonds de travaux se lisent avant l’offre.
  • La concurrence du neuf. Euratlantique, les Bassins à flot, Brazza : des milliers de logements récents sortent de terre dans les mêmes secteurs, allongent les délais de relocation et pèsent sur ce qu’un locataire accepte de payer pour de l’ancien non rénové.

Comment ORELLIA accompagne un projet bordelais

ORELLIA est une société de conseil et de coordination : elle ne vend ni bien, ni crédit, ni montage, et l’argent du client ne transite jamais par elle. Chaque métier est exercé par un professionnel indépendant qui contracte directement avec vous : un agent titulaire de la carte professionnelle, mandaté par vous, cherche sur place ; un courtier monte le financement. Le réseau iad et le courtage sont nationaux : ces deux interlocuteurs existent à Bordeaux comme ailleurs.

Ce que nous apportons est la méthode : le parcours en treize étapes, un rendez-vous posé sous 48 heures, un avis écrit sur un bien sous cinq jours, le filtre des 800 € appliqué sans exception, dix dossiers à la fois. Notre siège est à Nice : ni bureau, ni équipe, ni implantation à Bordeaux, et nous ne prétendons pas connaître la ville rue par rue. Nous savons en revanche poser un calcul — et sur Bordeaux, ce calcul dit non dans la grande majorité des cas.

Posez vos chiffres avant de choisir la ville

L’outil de la maison

Le simulateur de rentabilité ORELLIA

Entrez un prix bordelais, des travaux, un loyer : il pose le calcul complet — coût total, cash flow, règle des 800 € — et rend son verdict. Gratuit, sans inscription.

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Et si vous préférez poser vos chiffres avec quelqu’un, le premier appel avec l’équipe dure trente minutes et il est gratuit. Il sert à dire franchement si un projet tient, y compris quand la réponse est « pas à Bordeaux » ou « pas à ce prix ». La suite, si elle a lieu, suit la méthode en treize étapes ; la décision vous appartient, sans pression.

Vos questions

Investir à Bordeaux : ce qu’on nous demande.

Est-ce rentable d’investir à Bordeaux en 2026 ?

Pas au prix des annonces — et à Bordeaux, cela se démontre plutôt que cela ne s’opine. L’appartement s’y échange autour de 4 100 à 4 350 € le mètre carré selon les trois derniers baromètres : notaires de la Gironde sur 2025, efficity en août 2026, ventes DVF au 1er septembre 2026. Le loyer, lui, est plafonné par arrêté préfectoral : au mieux 27,50 € le mètre carré pour un appartement meublé, hors charges. Pour tenir notre seuil de 800 € par tranche de 100 000 €, il faudrait un coût total sous 3 440 € le mètre carré, frais compris. Aucun prix moyen de quartier bordelais n’y est.

Comment marche l’encadrement des loyers à Bordeaux ?

Il s’applique depuis le 15 juillet 2022 à la seule commune de Bordeaux, aux locations nues, meublées, aux baux mobilité et aux colocations. Un arrêté préfectoral fixe, pour quatre secteurs, quatre tranches de pièces et quatre époques de construction, un loyer de référence majoré à ne pas dépasser ; celui du 6 juillet 2026 court jusqu’au 24 novembre 2026. Un complément de loyer reste possible pour un logement exceptionnel, mais il se conteste. En dépassement, le locataire réclame le trop-perçu et le préfet peut infliger jusqu’à 5 000 € d’amende, 15 000 € pour une personne morale. Le simulateur officiel de Bordeaux Métropole donne le plafond exact d’un logement donné.

La colocation permet-elle de passer outre l’encadrement ?

Non. L’article 8-1 de la loi du 6 juillet 1989 prévoit que la somme des loyers perçus de l’ensemble des colocataires ne peut pas dépasser le loyer applicable au logement. Or les plafonds bordelais baissent fortement avec la taille : en zone 1, un quatre-pièces meublé d’avant 1946 est plafonné à 16,90 € le mètre carré par mois. La stratégie qui sauve beaucoup d’opérations ailleurs, découper un grand appartement en chambres, ne produit ici presque aucun gain. C’est une différence de fond avec une ville non encadrée.

Quels quartiers de Bordeaux regarder pour un premier achat ?

En appartement, l’écart de prix entre quartiers est modéré : d’après l’indice efficity d’août 2026, de 3 610 € le mètre carré à Caudéran-Barrière Judaïque à 4 780 € à Hôtel de Ville-Quinconces-Saint-Seurin-Fondaudège, sans garantie. Trois points d’attention plutôt qu’un classement : Victoire, Saint-Michel et Belcier sont en partie soumis au permis de louer ; Bacalan, les Bassins à flot et Euratlantique concentrent l’offre neuve, donc la concurrence à la relocation ; et le centre ancien, où un tiers des résidences principales bordelaises date d’avant 1946, demande de lire les assemblées générales avant l’offre.

ORELLIA accompagne-t-elle un projet à Bordeaux ?

Oui. Le réseau iad et le courtage sont nationaux : un agent titulaire de la carte professionnelle, mandaté par vous, cherche sur place, et un courtier monte votre financement. ORELLIA coordonne, pose les chiffres et rend un avis écrit sur chaque bien. Notre siège est à Nice et nous n’avons ni bureau ni équipe à Bordeaux — ce que nous apportons est la méthode et le filtre, pas une présence locale. Et sur Bordeaux, ce filtre dit non dans la grande majorité des cas : autant l’entendre pendant l’appel de trente minutes, qui est gratuit.

Les autres villes, passées au même calcul

Une ville ne se juge pas à sa réputation mais au rapport entre son prix et son loyer. Voici ce que le filtre maison — 800 € de loyer mensuel hors charges par tranche de 100 000 € de coût total — donne ailleurs, dans les exemples pédagogiques de chaque guide.

  • Lyon Environ 400 € par tranche, la moitié du filtre — on y achète du patrimoine, pas du revenu.
  • Montpellier Environ 385 € par tranche, sous un loyer plafonné : seul le prix d’achat peut la faire passer.
  • Nantes Environ 395 € par tranche au prix médian des ventes réelles.
  • Rennes Environ 330 € par tranche en location classique, 712 € en colocation.
  • Toulouse 300 à 410 € par tranche en deux-pièces, 756 € en colocation de quatre chambres — le plus près sans y être.
  • Strasbourg 300 à 340 € par tranche, mesurés sur des loyers hors charges d’observatoire local.
  • Lille 413 € par tranche en deux-pièces, 694 € pour une maison de ville dans la couronne.
  • Marseille 729 € par tranche au prix affiché, 839 € au prix négocié : le filtre passe, à condition de négocier.
  • Grasse Environ 430 € par tranche, contre 360 € à Nice — moins cher à l’achat, moins cher à la location.
  • Nîmes La moins chère de la série : elle ne passe qu’au prix négocié, en meublé, sur un grand logement.
  • Perpignan 526 € par tranche pour un deux-pièces rénové, mais 14,6 % de logements vacants et 36,2 % de taux de pauvreté.
  • Le Havre 416 € par tranche : le prix d’achat est bas, le loyer aussi, et les frais fixes pèsent davantage.
  • Saint-Étienne 812 € par tranche, le seuil franchi de douze euros — et tout tient au loyer meublé retenu.
  • Paris 409 € par tranche, sous un loyer plafonné par arrêté : il faudrait acheter à 6 042 € le mètre carré, soit 5,7 % des ventes.
  • Aix-en-Provence 319 € par tranche, la plus basse de la série — et même la colocation plafonne à 517 €.
  • Grenoble 444 € par tranche, loyer plafonné par arrêté préfectoral, colocation comprise.
  • Rouen 500 € par tranche, 808 € en colocation rive gauche — et les loyers n’y sont pas encadrés, contrairement à ce qu’on lit.
  • Tours 615 € par tranche en colocation, 372 € loué entier : la demande étudiante est déjà dans le prix.
  • Nancy 504 € par tranche, prix bas mais loyers plus bas encore ; seule la colocation en périphérie passe.
  • Metz 748 € par tranche en colocation meublée, sur des prix d’annonces — la Moselle est hors du fichier public des ventes.
  • Toulon 488 € par tranche, la moins chère des grandes villes de PACA, encore loin du compte.
  • Reims 439 € par tranche : les quarante-cinq minutes de Paris sont déjà payées dans le prix.
  • Angers 421 € par tranche — la réputation des classements payée d’avance, le loyer resté celui d’une ville moyenne.
  • Dijon 264 € par tranche dans le secteur sauvegardé, 336 € juste à côté : la protection se paie deux fois.
  • Caen 350 € par tranche : sur un parc reconstruit, la rénovation énergétique efface l’avantage de prix.
  • Clermont-Ferrand 492 € par tranche, un prix modéré mais deux fois trop élevé pour les loyers observés.

Deux guides comparent ces marchés côte à côte : où investir dans le sud de la France et où investir sur la Côte d’Azur.

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