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Conseils · Acheter depuis l’étranger

Acheter en France depuis l’étranger : les neuf étapes, dans l’ordre.

La réponse en brefMis à jour en septembre 2026

Acheter en France depuis l’étranger se fait entièrement à distance : le prêt, la procuration, l’acte, la location. Mais l’ordre compte, et trois points se règlent avant même de chercher un bien — le financement, la représentation par procuration, et la fiscalité du pays où vous vivez. Ensuite viennent neuf étapes, du premier appel aux clés, chacune renvoyant au guide qui la détaille.

Les trois préalables, les neuf étapes dans l’ordre — datées et sourcées quand un texte existe —, ce qui diffère selon que vous vivez dans l’Union européenne, en Suisse ou hors d’Europe, et les erreurs qui reviennent le plus souvent.

Trois points à régler avant de chercher un bien

La tentation, de loin, est d’ouvrir un portail d’annonces. C’est l’erreur la plus coûteuse, parce que trois questions décident du budget, de la façon de signer et du calcul après impôt.

  • Le financement. Toutes les banques ne prêtent pas aux non-résidents, et celles qui le font ne le font pas pour tous les pays. Tant que vous ne savez pas qui accepte votre dossier, avec quel apport et sur quelle durée, vous ne connaissez pas votre budget.
  • La représentation. Vous ne serez pas là pour signer. Qui signera à votre place, avec quelle procuration, dans quelles limites : cela se décide avec le notaire dès l’ouverture du dossier, pas la veille du compromis.
  • La fiscalité du pays de résidence. La France imposera vos loyers ; votre pays de résidence les regardera aussi, selon la convention signée entre les deux. Le calcul après impôt dépend de ce texte, et il se pose avant l’offre, avec l’expert-comptable.

Avant le bien : le financement, le compte, la procuration

1. Le financement du non-résident

Les règles publiques sont celles de tout emprunteur — 35 % de taux d’effort assurance comprise, 25 ans au plus, règles confirmées par le Haut Conseil de stabilité financière le 3 mars 2026 — et l’usage bancaire retient 70 % du loyer attendu dans vos revenus. Ce qui change : l’apport demandé, la liste des banques, les pièces à remplacer une à une, le délai. Tout cela est dans notre guide du prêt immobilier quand on vit à l’étranger. Dans l’accompagnement, le courtier — Immoprêt — tient ce rendez-vous avant toute recherche et remet un certificat de faisabilité ; si le dossier ne passe pas, le parcours devenir finançable continue sans limite de temps.

2. Le compte bancaire en France, et le droit au compte

Aucune loi n’impose un compte français pour acheter. En pratique, il en faut un : la mensualité du prêt se prélève dessus, les loyers y arrivent. Des banques refusent selon le pays de résidence, et le droit au compte ne couvre pas tout le monde : d’après service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 28 octobre 2025, il s’adresse à qui réside en France, réside légalement dans un autre État membre de l’Union européenne, ou est de nationalité française en résidant hors de France. La Banque de France désigne alors une banque sous un jour ouvré, gratuitement. Pour les autres, c’est le tri des banques par le courtier qui règle la question.

3. La procuration notariée à distance, et la signature électronique

Le décret n° 2020-1422 du 20 novembre 2020 a inséré un article 20-1 dans le décret de 1971 sur les actes notariés : un notaire peut établir une procuration authentique alors que vous n’êtes pas devant lui, par un système de visioconférence agréé par le Conseil supérieur du notariat et une signature électronique qualifiée. L’avant-contrat, lui, se signe couramment par voie électronique : l’article 1367 du code civil, en vigueur depuis le 1er octobre 2016, reconnaît la signature électronique, et le décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 présume fiable la signature qualifiée.

Ce qui se décide dès maintenant : qui sera votre mandataire — un clerc de l’étude, un proche, jamais quelqu’un qui gagne à ce que la vente se fasse — et ce que la procuration l’autorise à signer : le bien, un prix maximum, les conditions suspensives. Le mandat en blanc est l’erreur que notre guide de l’achat sans visite détaille.

Trouver et acheter : la visite par un tiers, le compromis, l’acte

4. La recherche, et la visite par quelqu’un d’autre

Le financement cadré, la recherche commence, faite sur place par un agent que vous mandatez : un mandat de recherche écrit, signé et payé par vous, comme l’exige la loi Hoguet. Dans l’accompagnement, c’est un agent du réseau iad, et chaque bien proposé arrive avec son rapport de faisabilité — coût total, loyer visé, règle des 800 € de loyer mensuel par tranche de 100 000 € investis. Ce qu’une visite faite sans vous doit produire, et les quatre cas où il faut renoncer, sont dans le guide acheter un appartement sans le visiter. Un déplacement utile, s’il n’y en a qu’un : la visite décisive, avant l’offre.

5. Le compromis, et sa condition suspensive

Le compromis se signe à distance, et deux délais vous protègent comme un résident. Dix jours de rétractation, sans motif ni pénalité, à compter du lendemain de la première présentation de la lettre qui vous notifie l’acte — article L. 271-1 du code de la construction et de l’habitation. Et la condition suspensive de prêt : dès que l’acte indique que le prix est payé, même partiellement, à l’aide d’un crédit, il est conclu sous cette condition, d’une durée minimale d’un mois, et toute somme versée devient « immédiatement et intégralement remboursable sans retenue ni indemnité » si le prêt est refusé — article L. 313-41 du code de la consommation, en vigueur depuis le 1er juillet 2016. Un dossier de non-résident s’instruit plus longtemps : négociez soixante jours plutôt que quarante-cinq.

6. L’acte authentique, sans vous

Le jour de l’acte, votre mandataire signe chez le notaire avec la procuration de l’étape 3 ; l’article 20 du même décret de 1971 permet aussi de comparaître devant un autre notaire, qui participe à l’acte par visioconférence. Les fonds sont sur le compte de l’étude avant la signature, l’apport par virement depuis votre banque, origine des fonds justifiée — et un virement international prend plusieurs jours. Frais de notaire : environ 7,5 % du prix dans l’ancien. Vous êtes propriétaire sans avoir pris l’avion.

Après les clés : louer, gérer et déclarer depuis l’étranger

7. La mise en location et la gestion

De loin, la gestion ne se garde pas pour soi : un gestionnaire sous mandat écrit s’occupe de la mise en location, des loyers et des interventions. Aucun texte ne plafonne ses honoraires ; notre méthode retient 7 % des loyers encaissés, et ce qu’ils couvrent doit être écrit. Ce que la distance coûte en euros sur un même bien est chiffré dans investir loin de chez soi ; ce qui se délègue et ce qui ne se délègue jamais, dans investir sans s’en occuper.

8. La déclaration en France

Les loyers d’un logement situé en France se déclarent en France, auprès du service des impôts des particuliers non-résidents — location vide en revenus fonciers, meublée en bénéfices industriels et commerciaux (impots.gouv.fr, page mise à jour le 26 février 2026). En 2026, la déclaration en ligne des non-résidents était attendue le 21 mai. L’impôt s’applique à un taux minimum : 20 % jusqu’à 29 579 € de revenu net imposable de source française, 30 % au-delà, pour les revenus 2025, sauf option pour le taux moyen si l’ensemble de vos revenus mondiaux donnerait moins. S’ajoutent les prélèvements sociaux : 17,2 % en location vide, 18,6 % en meublé — ramenés à 7,5 % pour un affilié à un régime de sécurité sociale de l’Espace économique européen, de Suisse ou du Royaume-Uni (impots.gouv.fr, 19 juillet 2023). Le meublé au réel face à ces taux : voir investir à Nice depuis l’étranger et l’impôt sur les loyers.

9. La convention fiscale avec votre pays de résidence

La France a signé des conventions fiscales avec plus d’une centaine d’États, listées pays par pays sur impots.gouv.fr. Leur principe, pour un logement, est presque toujours le même : l’État où se trouve le bien impose les loyers, et l’État de résidence évite la double imposition — par un crédit d’impôt, ou par une exonération qui tient compte de ces loyers pour calculer le taux sur vos autres revenus. Le résultat dépend de chaque texte : c’est le travail de l’expert-comptable — le cabinet niçois Ferrua Ribes fait partie de l’accompagnement. Et quelle que soit la convention : « Vous devez impérativement vous rapprocher des services fiscaux de votre État de résidence », rappelle impots.gouv.fr le 26 février 2026. Quatre pays ont leur guide ici : la Suisse, Monaco, la Belgique et le Canada.

Union européenne, Suisse, hors d’Europe : ce qui diffère

Le parcours est le même pour tous. Quatre choses changent selon l’endroit où vous vivez.

Ce qui changeUnion européenneSuisseHors d’Europe
Représentant fiscal à la reventeDispensé (Union, Islande, Norvège)Obligatoire au-delà de 150 000 € de prix, sauf plus-value exonéréeComme la Suisse
Prélèvements sociaux sur les loyers7,5 % si vous êtes affilié au régime du pays7,5 % si vous êtes affilié en Suisse17,2 % en vide, 18,6 % en meublé
DeviseL’euro, dans la zone euroLe franc suisse : change sur l’effort d’épargneChange entier, sur l’effort d’épargne
Droit au compteOui, pour un résident légal de l’UnionPour les Français seulementPour les Français seulement

Sources : impots.gouv.fr, 27 janvier 2026 (représentant fiscal) et 19 juillet 2023 (prélèvements sociaux) ; service-public.gouv.fr, 28 octobre 2025 (droit au compte). Deux précisions. Le Royaume-Uni suit la colonne « hors d’Europe », sauf pour les prélèvements sociaux, où l’exonération subsiste. La Suisse n’est pas dans l’Espace économique européen : un résident de Genève vend avec un représentant fiscal, comme un résident de Montréal. Monaco est un cas à part, où la nationalité compte autant que la résidence : son guide le traite.

Les erreurs les plus fréquentes

Aucune ne vient de la distance ; elle les rend seulement plus faciles à commettre.

  • Chercher avant le financement. Un bien trouvé sans budget validé se perd, ou se signe avec une condition suspensive qui expire. De loin, le temps perdu se compte en mois.
  • Acheter dans sa ville d’origine par affect. On connaît la rue, on y a des parents, on se dit qu’on y reviendra. Aucune de ces raisons n’est un loyer. La ville se choisit sur ses chiffres — ventes réelles, loyers d’annonce, logements vacants — et sur la présence de quelqu’un qui y travaille sous mandat. Si c’est la même ville, tant mieux : c’est le calcul qui le dit.
  • Signer une procuration trop large. Une procuration « pour acquérir tout bien immobilier » remet votre signature à quelqu’un d’autre. Elle doit nommer le bien, le prix maximum, les conditions, et votre mandataire ne doit rien gagner à ce que la vente se fasse.
  • Oublier la déclaration française. Un loyer encaissé en France se déclare en France, même s’il est aussi déclaré ailleurs, même s’il est faible, même si le bien est déficitaire. La première déclaration se prépare avec le comptable dès l’achat, pas au printemps suivant.

Nice, et partout en France

ORELLIA accompagne partout en France : le réseau iad et le courtage Immoprêt sont nationaux, et le cahier des charges est le même à Lille qu’à Toulouse. À Nice, le réseau est le plus dense : l’agent est quelqu’un qu’Axel Orel, le fondateur, a formé et connaît. Ailleurs, c’est le même réseau, sur le même cahier des charges. Les rendez-vous se tiennent en visio, à l’heure de votre pays ; votre argent ne passe jamais par nous ; la maison ne suit que dix dossiers à la fois. Le détail est sur la page de l’accompagnement. Reste le calcul, qui ne change pas avec la frontière : il se fait sur le coût total.

L’outil de la maison

Le simulateur de rentabilité ORELLIA

Un prix, des travaux, un loyer, votre apport : il pose le calcul complet — coût total, cash flow mensuel, règle des 800 € de loyer par tranche de 100 000 € investis — et rend son verdict, avant impôt. Gratuit, sans inscription.

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Et si vous préférez poser votre situation avec quelqu’un, le premier appel avec notre équipe dure trente minutes, il est gratuit, et il se tient en visio à l’heure de votre pays — y compris pour vous dire que ce n’est pas jouable aujourd’hui.

Vos questions

Acheter en France depuis l’étranger : ce qu’on nous demande.

Peut-on acheter un appartement en France quand on vit à l’étranger, sans venir ?

Oui, et entièrement à distance. Un non-résident achète sans autorisation particulière ; le prêt s’instruit avec les banques ouvertes à son pays de résidence ; la procuration authentique s’établit par visioconférence depuis le décret n° 2020-1422 du 20 novembre 2020 ; le compromis se signe électroniquement, l’acte par votre mandataire. Ce qui reste utile sans être obligatoire : un déplacement pour la visite décisive, avant l’offre. Ce qui exige de l’ordre : le financement, la représentation et la fiscalité de votre pays se règlent avant de chercher un bien.

Dans quel ordre faire les démarches pour acheter en France depuis l’étranger ?

Le financement d’abord — quelles banques acceptent votre pays, avec quel apport —, puis le compte en France, puis la procuration décidée avec le notaire. Ensuite seulement la recherche, faite sur place par un agent mandaté, le compromis avec une condition suspensive de prêt d’au moins un mois, l’acte signé par votre mandataire. Après les clés : la mise en location sous mandat de gestion, la déclaration en France au printemps suivant, et la déclaration dans votre pays de résidence selon la convention fiscale. Chercher un bien avant d’avoir réglé les trois premières étapes est l’erreur la plus fréquente.

Faut-il un compte bancaire en France pour acheter depuis l’étranger ?

Aucun texte ne l’impose, la pratique oui : la mensualité du prêt se prélève dessus et les loyers y arrivent. Toutes les banques n’ouvrent pas de compte à un non-résident. En cas de refus, le droit au compte permet à la Banque de France de désigner une banque sous un jour ouvré, gratuitement — mais il ne vaut que pour les personnes de nationalité française, les résidents de France et les résidents légaux d’un autre État de l’Union européenne (service-public.gouv.fr, 28 octobre 2025). Pour les autres, c’est le tri des banques par le courtier qui règle la question, avant toute recherche.

Comment sont imposés les loyers d’un expatrié qui investit en France ?

En France d’abord, parce que le bien s’y trouve : impôt sur le revenu à un taux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 € de revenu net imposable de source française, 30 % au-delà, pour les revenus 2025, avec option pour le taux moyen si vos revenus mondiaux donneraient moins ; prélèvements sociaux de 17,2 % en location vide et 18,6 % en meublé, ramenés à 7,5 % pour un affilié à un régime de l’Espace économique européen, de Suisse ou du Royaume-Uni (impots.gouv.fr, 2026). Puis dans votre pays de résidence, selon la convention fiscale signée avec la France : c’est le travail de l’expert-comptable.

Qu’est-ce qui change quand on vit hors de l’Union européenne ?

Quatre choses. À la revente, un représentant fiscal accrédité devient obligatoire au-delà de 150 000 € de prix, sauf plus-value exonérée — les résidents de l’Union, d’Islande et de Norvège en sont dispensés, pas les résidents suisses. Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % ou 18,6 %, sauf affiliation à un régime suisse ou britannique. Le droit au compte ne joue que pour les personnes de nationalité française. Et la devise : un prêt en euros remboursé avec un salaire en dollars ou en francs suisses porte un risque de change, sur votre effort d’épargne, pas sur le loyer.

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