Investir en France depuis l'étranger : une ville qu'on comprend, pas un classement
« Dans quelle ville investir quand on est expatrié ? » La réponse en ligne est un palmarès, dix villes classées par rendement, refait chaque année. Mais un classement compare des moyennes, et l'on n'achète jamais une moyenne : on achète un immeuble, dans une rue, à un prix qu'il faut savoir négocier — ce qui demande quelqu'un sur place. Pour un investissement locatif, un expatrié gagne à choisir une seule ville qu'il comprend plutôt que la ville du moment : de loin, un logement vide se remplit lentement, on n'attend pas le bon acheteur depuis un autre continent, et les professionnels doivent être joignables à vos heures.
Nice remplit ces conditions. Ce n'est pas la ville la moins chère de France — l'ancien s'y lit autour de 4 500 à 5 500 € le mètre carré en moyenne à l'été 2026 d'après les baromètres publics, sans garantie —, mais sa demande ne dépend d'aucune saison : 357 737 habitants au recensement INSEE de 2023, 49,7 % des résidences principales occupées par des locataires, environ 30 000 étudiants à l'université Côte d'Azur selon ses propres chiffres, un aéroport international. Loyers d'annonce relevés par l'ANIL en 2025 : 20,4 € le mètre carré charges comprises, 22,7 € pour les studios et deux-pièces. Au prix de l'annonce, rien de tout cela ne rend un bien rentable. Si vous vivez en France, notre guide investir à Nice depuis Paris traite la distance ; hors de France, trois choses changent vraiment : la banque, l'impôt et la signature.
Ce qu'un non-résident peut faire : acheter, emprunter, s'assurer
Acheter : librement, avec un notaire qui vérifie
Un non-résident, Français expatrié ou étranger, achète un logement en France sans autorisation particulière — « tout à fait possible », résume un office notarial sur notaires.fr le 16 septembre 2025. Le notaire vérifie votre nationalité et votre résidence fiscale, votre régime matrimonial — la loi du pays où se trouve le bien s'applique, et votre régime de mariage décide qui possède quoi — et l'origine des fonds, au titre de la lutte contre le blanchiment.
Emprunter : quelle banque prête aux expatriés, à quelles conditions
Toutes les banques ne prêtent pas aux non-résidents, et celles qui le font ne le font pas pour tous les pays de résidence : c'est la première vérification du courtier. Les courtiers en ligne décrivent les mêmes conditions à l'automne 2026 : un apport d'environ 20 à 30 % du prix, frais en plus — Pretto, page mise à jour le 1er septembre 2026 ; Meilleurtaux, 27 octobre 2025 —, et un taux un peu plus élevé que pour un résident, 0,40 point d'écart moyen en 2025 d'après le premier — des pratiques de marché, sans garantie. Les règles sont celles du Haut Conseil de stabilité financière, confirmées le 3 mars 2026 : 35 % de taux d'effort assurance comprise, 25 ans au plus.
Le dossier, et l'assurance emprunteur
Le dossier est celui d'un résident, traduit par un traducteur agréé quand il le faut : passeport et justificatif de domicile à l'étranger, contrat de travail et douze mois de bulletins de salaire, avis d'imposition du pays de résidence, relevés bancaires en France et à l'étranger, d'après les listes des courtiers. L'assurance emprunteur se regarde à part : certains assureurs majorent selon le pays de résidence — de l'ordre de 0,20 à 0,40 % d'après Meilleurtaux, sans garantie. Le courtier — notre partenaire Immoprêt fait partie de l'accompagnement — compare l'assurance de la banque et une assurance extérieure.
La fiscalité des loyers d'un non-résident, règle par règle
Les loyers d'un logement situé en France s'imposent en France, même si vous vivez ailleurs — impots.gouv.fr, rubrique « international – particulier », page mise à jour le 26 février 2026, qui ajoute que votre État de résidence peut vous demander de déclarer l'ensemble de vos revenus.
Le taux minimum : 20 %, puis 30 %
Un non-résident se voit appliquer un taux minimum : 20 % jusqu'à 29 579 € de revenu net imposable de source française, 30 % au-delà, pour les revenus perçus en 2025 — impots.gouv.fr, 26 février 2026. D'où l'option pour le taux moyen : si vous justifiez que l'impôt calculé au barème sur l'ensemble de vos revenus mondiaux serait plus bas, vous cochez la case prévue dans la déclaration, et l'administration ne l'applique que s'il vous est favorable.
Les prélèvements sociaux : 17,2 %, 18,6 % ou 7,5 %
S'y ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux sur les loyers d'une location vide, 18,6 % sur ceux d'une location meublée depuis les revenus 2025, d'après la même page. Mais un affilié à un régime obligatoire de sécurité sociale d'un pays de l'Espace économique européen, de la Suisse ou du Royaume-Uni est exonéré de CSG et de CRDS : il reste le prélèvement de solidarité, 7,5 % — impots.gouv.fr, page mise à jour le 19 juillet 2023, exonération en vigueur depuis le 1er janvier 2019.
Les taux d'un non-résident sur ses loyers — revenus 2025, déclarés en 2026
Sources : impots.gouv.fr, pages mises à jour le 26 février 2026 et le 19 juillet 2023.
Reste la part qui dépend de votre pays : la France a signé plus d'une centaine de conventions fiscales, listées pays par pays sur impots.gouv.fr, pour éviter qu'un même loyer soit imposé deux fois. Ce calcul se fait avec un expert-comptable : le cabinet niçois Ferrua Ribes fait partie de l'accompagnement, honoraires annoncés avant votre engagement. Nous ne promettons pas de « rendement net d'impôt » à quelqu'un dont nous ne connaissons pas la convention.
Meublé ou vide : le LMNP d'un non-résident
Ce qui ne change pas : un meublé se déclare en bénéfices industriels et commerciaux, sur la déclaration 2042-C-PRO, au régime micro — abattement forfaitaire de 50 % — ou au régime réel, avec l'amortissement (impots.gouv.fr, page mise à jour le 1er avril 2026). Les amortissements réintégrés dans la plus-value pour les ventes signées depuis le 15 février 2025 sont dans notre guide du LMNP à Nice en 2026. Ce qui change : le taux minimum de 20 % s'applique à un bénéfice meublé comme à un revenu foncier, et au régime réel, un bénéfice réduit par l'amortissement, c'est un taux minimum appliqué à une base plus petite — l'argument du meublé vaut pour un expatrié. Et la location nue a désormais son amortissement, le statut du bailleur privé créé par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026, présenté dans un guide à part.
En mots prudents : à Nice, le meublé loué à l'année est le montage le plus courant pour un non-résident, parce qu'il correspond à la demande et qu'il amortit. Ce n'est pas une règle : un horizon de revente court ou un pays qui traite différemment un bénéfice commercial et un revenu locatif peuvent renverser l'arbitrage, qui se tranche avec l'expert-comptable. À la revente enfin, un non-résident désigne en principe un représentant fiscal, sauf s'il réside dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen, si le prix ne dépasse pas 150 000 € ou si la plus-value est exonérée par la durée de détention — impots.gouv.fr, 27 janvier 2026.
Signer et faire faire à distance : procuration, visio, mandat, gestion
La procuration authentique, par visioconférence
Le décret n° 2020-1422 du 20 novembre 2020, publié au Journal officiel du 21 novembre, a inséré dans le décret de 1971 sur les actes notariés un article 20-1 : un notaire peut établir une procuration authentique alors que la personne n'est pas devant lui, par un système de visioconférence agréé par le Conseil supérieur du notariat, avec une signature électronique qualifiée. Le ministère de la Justice l'a présenté le 23 novembre 2020 comme un dispositif qui « facilitera notamment la conclusion d'actes authentiques pour les Français résidant à l'étranger » — et il ne vaut que pour les procurations, pas pour l'acte de vente lui-même. Selon l'étude et votre pays, une procuration sous seing privé peut suffire pour le compromis : votre notaire tranche, dès le début du dossier.
Les rendez-vous, la recherche, la gestion
Le reste se fait en visio et par écrit. Les rendez-vous — premier appel, financement avec le courtier, stratégie avec Axel Orel, le fondateur, montage avec l'expert-comptable — se tiennent en visioconférence, à des horaires compatibles avec votre fuseau. La recherche est faite sur place par un agent du réseau iad, engagé par un mandat de recherche exclusif que vous signez et payez : il visite, écarte, rend compte par écrit, et visite en visio avec vous les biens qui le méritent, chacun avec son rapport de faisabilité. Après l'acte, le bien est confié à une gestion locative. Votre argent ne passe jamais par nous, et nous n'accompagnons que dix dossiers à la fois — le détail est sur la page de l'accompagnement.
Le calendrier, et les pièges d'un achat depuis l'étranger
Un déplacement vraiment utile, aucun obligatoire : la visite décisive, avant l'offre. Après le compromis, l'acquéreur dispose de dix jours pour se rétracter sans motif ni pénalité, à compter du lendemain de la première présentation de la lettre recommandée qui le lui notifie — article L. 271-1 du code de la construction et de l'habitation, rappelé par un office notarial le 23 juin 2025. Puis le temps du prêt, plus long de loin : trois mois entre compromis et acte est un usage, pas une promesse.
- Acheter sur photos. Une vidéo bien cadrée remplace la visite dans l'esprit, jamais dans les faits : l'humidité de l'escalier, le bruit du boulevard, les travaux votés en assemblée générale ne se filment pas.
- Croire au saisonnier. « Je loue aux touristes et j'y passe mes vacances » cumule un calendrier troué et la loi : à Nice, une résidence principale se loue en courte durée 90 jours par an au maximum, et un bien acheté pour être loué aux touristes demande une autorisation de changement d'usage — lisez la règle des 90 jours à Nice.
- Sous-estimer la fiscalité — et le change. Un rendement « net » calculé comme un résident, sans taux minimum ni prélèvements sociaux, est faux dès la première année. Et si vos revenus ne sont pas en euros, le change joue sur votre effort d'épargne : gardez une marge.
- Signer ce qu'on n'a pas compris. Mandat, compromis, offre de prêt, procuration : tout est en français, tout engage. Ne confiez jamais votre argent à celui qui organise : le bien, le prêt, le mandat et le bail restent à votre nom.
Un achat depuis l'étranger, pas à pas
Le déroulé tel que l'accompagnement l'écrit pour un client qui vit hors de France.
- 1. Le premier appel, en visio. Trente minutes, gratuites, un avis honnête — y compris « pas encore ».
- 2. Le financement, avant tout bien. Le courtier identifie les banques ouvertes à votre pays, cadre l'apport et remet un certificat de faisabilité. Si le dossier ne passe pas, l'accompagnement continue jusqu'à ce qu'il passe, sans limite de temps.
- 3. La stratégie. Type de bien, secteur, façon de louer, d'après votre situation — jamais devant une annonce.
- 4. Le montage. L'expert-comptable compare meublé et vide, nom propre et société, convention de votre pays comprise.
- 5. Le mandat, puis la recherche. Vous signez le mandat exclusif ; l'agent cherche, visite, écarte, rend compte.
- 6. Le bien proposé et son rapport. Coût total, loyer visé, règle des 800 € : vous décidez sur des chiffres. Le moment du déplacement, si vous le souhaitez.
- 7. L'offre, le compromis, la procuration. Le notaire prépare la procuration adaptée ; les dix jours courent, le prêt s'instruit.
- 8. L'acte, sans vous. Le prêt est débloqué, l'acte se signe à Nice : vous êtes propriétaire.
- 9. Les travaux, la location, la déclaration. Le chantier suivi, le bien confié à la gestion locative, et au printemps suivant la première déclaration de revenus en France, avec le comptable.
Le calcul, lui, doit tenir après impôt.
L'outil de la maison
Le simulateur de rentabilité ORELLIA
Un prix, des travaux, un loyer, votre apport : coût total, cash flow mensuel, règle des 800 € par tranche de 100 000 €, verdict avant impôt. Gratuit, sans inscription.
Ouvrir le simulateurEt si vous préférez poser vos chiffres avec quelqu'un, le premier appel dure trente minutes, il est gratuit, et il se tient en visio à l'heure de votre pays.