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Nice — Côte d'Azur

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Conseils · Investir depuis la Suisse

Investir à Nice depuis la Suisse : le guide du résident suisse.

La réponse en brefMis à jour en septembre 2026

Depuis Genève ou Lausanne, Nice est à environ une heure de vol, et son marché vit à l'année. Un résident suisse y achète comme un Français, emprunte plutôt en euros, paie l'impôt sur ses loyers en France — taux minimum de 20 %, prélèvement de solidarité de 7,5 % s'il est affilié à la sécurité sociale suisse — et déclare le bien en Suisse, où il compte pour le taux. Le notaire accepte une procuration à distance. Ce qui ne change pas d'un côté ou de l'autre de la frontière : le calcul.

Pourquoi Nice plutôt qu'une ville frontalière, chiffres publics à l'appui — y compris genevois —, le financement d'un non-résident payé en francs, la fiscalité des deux côtés de la frontière, la signature sans déplacement, le déroulé de l'accompagnement en visio et les pièges propres au dossier suisse.

Pourquoi Nice, et pas une ville frontalière

Le premier réflexe d'un résident suisse qui investit en France est de regarder juste de l'autre côté de la douane : Annemasse, Saint-Julien, Thonon. C'est près, c'est en euros. Mais ces marchés vivent de Genève — locataires frontaliers, prix qui suivent l'emploi genevois —, et l'investisseur y reste exposé à la même économie que son salaire. Nice est un autre pari : une grande ville qui vit d'elle-même.

L'INSEE compte 357 737 habitants au recensement 2023, et 49,7 % des résidences principales sont occupées par des locataires. La demande ne dépend pas de la saison : environ 30 000 étudiants à l'université Côte d'Azur selon ses propres chiffres, le CHU et ses soignants, une ville classée en zone tendue. Les loyers d'annonce s'y lisent à 20,4 € le mètre carré charges comprises, et 22,7 € pour les studios et deux-pièces — « Carte des loyers » de l'ANIL et du ministère chargé du logement, troisième trimestre 2025.

Face à Genève, l'écart de prix est le vrai argument. À Nice, les baromètres publics situent l'ancien autour de 4 500 à 5 500 € le mètre carré en moyenne à l'été 2026, sans garantie. Dans le canton de Genève, l'Office cantonal de la statistique relève un prix médian de 10 853 francs le mètre carré pour les appartements non neufs vendus sur le marché libre en 2024 — tableau T 05.05.1.4.01, mis à jour le 20 novembre 2025.

Canton de Genève

10 853 CHF

Le mètre carré médian des appartements non neufs vendus sur le marché libre en 2024 — OCSTAT, novembre 2025.

Nice

4 500 à 5 500 €

Le mètre carré ancien en moyenne, été 2026 — baromètres publics.

Deux monnaies, sans conversion : quel que soit le taux du jour, l'écart est de l'ordre du simple au double — des ordres de grandeur sans garantie.

Reste la distance, et elle est courte : Genève–Nice se vole en un peu plus d'une heure — 1 h 05 sur l'horaire affiché par SWISS en septembre 2026 —, avec plusieurs vols par jour, quand la route prend une bonne partie de la journée. Le raisonnement de l'achat à distance est ensuite le même que pour un Parisien ; nous l'avons détaillé dans notre guide investir à Nice depuis Paris.

Le financement : en euros, avec des revenus en francs

Quelle banque ? Les banques suisses prêtent sur des biens situés en Suisse et financent rarement un appartement à Nice : le prêt se cherche auprès d'une banque française, en euros. Un bien niçois rapporte des loyers en euros ; si la mensualité est en euros aussi, le loyer la paie dans la même monnaie, et le risque de change ne porte que sur ce que vous complétez de votre poche, en francs.

Comment la banque lit-elle un salaire genevois ? Elle le convertit en euros, puis le regarde avec prudence, parce qu'il peut varier avec le change. La pratique de marché, telle que les courtiers la décrivent — dossier de Meilleurtaux sur le crédit des non-résidents, mis à jour le 27 octobre 2025, sans garantie —, demande un apport de 20 à 30 % du projet et majore souvent le taux de 0,20 à 0,40 point pour des revenus en devises. Les règles du HCSF s'appliquent comme à tout emprunteur en France : 35 % de taux d'effort au plus, assurance comprise, 25 ans au maximum — règles confirmées le 3 mars 2026.

Le frontalier — résident français payé en francs — est imposé comme tout résident ; c'est son crédit qui demande de l'attention. Par deux arrêts du 9 juillet 2025, la Cour de cassation a jugé, d'après la presse juridique, qu'un emprunteur payé en francs reste exposé au risque de change d'un prêt en francs suisses, et que la banque doit l'en informer clairement. Notre ligne : un bien en euros s'emprunte en euros. Dans l'accompagnement, le courtier — notre partenaire Immoprêt — monte ce dossier, et le parcours « devenir finançable » n'a pas de limite de temps.

La fiscalité : ce que la France prend, ce que la Suisse regarde

Le point de départ est un texte : la convention entre la France et la Suisse du 9 septembre 1966, modifiée par plusieurs avenants — le dernier, du 27 juin 2023, s'applique depuis le 24 juillet 2025, d'après l'Administration fédérale des contributions. Son article 6 dit que les revenus des biens immobiliers « sont imposables dans l'État contractant où ces biens sont situés » — lecture confirmée par la doctrine française (BOFiP, BOI-INT-CVB-CHE-10-20-10, 26 décembre 2012). Un appartement à Nice s'impose en France.

En France : l'impôt du non-résident

Vous déclarez vos loyers chaque année en France — revenus fonciers si le bien est loué vide, bénéfices industriels et commerciaux s'il est loué meublé. L'impôt du non-résident se calcule au barème, avec un plancher : un taux minimum de 20 % jusqu'à 29 579 € de revenu net imposable pour les revenus 2025, 30 % au-delà. Si le taux moyen calculé sur l'ensemble de vos revenus mondiaux — suisses compris — est plus bas, vous pouvez opter pour lui en les déclarant et en les justifiant (impots.gouv.fr, page mise à jour le 1er avril 2026).

S'ajoutent les prélèvements sociaux : 17,2 % sur une location vide, 18,6 % sur une location meublée depuis les revenus 2025 (impots.gouv.fr, 26 février 2026). Mais la personne affiliée à un régime obligatoire de sécurité sociale en Suisse est exonérée de CSG et de CRDS et ne doit qu'un prélèvement de solidarité de 7,5 % — affiliation appréciée au 31 décembre de l'année des revenus, case 8SH ou 8SI de la déclaration 2042 C. Pour un salarié en Suisse, c'est la ligne qui change le plus le résultat.

Sur 10 000 € de revenu net imposable — un exemple pédagogique, construit pour l'exercice

Impôt sur le revenu au taux minimum de 20 %2 000 €
Prélèvement de solidarité, affilié à la sécurité sociale suisse (7,5 %)750 €
Total pour l'affilié suisse2 750 €
Le même revenu sans affiliation, location vide (20 % + 17,2 %)3 720 €

Taux relevés sur impots.gouv.fr en septembre 2026, sur un revenu choisi pour l'exercice : 970 € d'écart sur un même bien. Le revenu net imposable dépend du régime et se calcule avec un expert-comptable.

La location meublée au régime réel réduit ce revenu net par l'amortissement, pour le non-résident comme pour le résident — le détail est dans notre guide du LMNP à Nice en 2026. L'arbitrage se pose chiffres en main avec l'expert-comptable, le cabinet niçois Ferrua Ribes, qui fait partie de l'accompagnement, honoraires annoncés avant votre engagement.

En Suisse : déclarer, sans payer deux fois

La même convention règle l'autre côté. Son article 25, paragraphe B, prévoit que la Suisse exempte les revenus et la fortune imposables en France, « mais peut, pour calculer le montant de l'impôt sur le reste du revenu ou de la fortune de ce résident, appliquer le même taux que si les revenus ou la fortune en question n'avaient pas été exemptés ». En français courant : pas d'impôt suisse sur vos loyers niçois, mais ils font monter le taux appliqué à vos autres revenus. Les cantons le confirment — Fribourg indique que la valeur d'un immeuble à l'étranger « est prise en considération pour le calcul du taux d'imposition » (page modifiée le 5 décembre 2023), Genève demande de déclarer le bien quelle que soit sa situation.

La fortune suit la même logique : l'article 24 la rend imposable dans l'État de situation du bien. Côté français, l'impôt sur la fortune immobilière ne vise un non-résident que sur ses biens en France, au-delà de 1 300 000 € de patrimoine immobilier net au 1er janvier 2026 (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 6 mars 2026) — un premier appartement niçois en est loin. Côté suisse, le bien entre dans la déclaration de fortune, exempté mais pesant sur le taux, selon des règles propres à chaque canton — à régler avec votre fiduciaire en Suisse et l'expert-comptable de l'accompagnement, pas avec un article.

Signer depuis Genève : la procuration à distance

Vous n'avez pas à venir à Nice pour signer. Le décret n° 2020-1422 du 20 novembre 2020 a instauré la procuration notariée à distance : un notaire établit la procuration authentique par visioconférence, sur un système agréé par le Conseil supérieur du notariat, avec une signature électronique qualifiée — un dispositif présenté par le ministère de la Justice comme fait pour qui vit hors de France. Pour un achat simple, une procuration sous seing privé rédigée par l'étude suffit souvent ; si l'acte comporte une hypothèque, elle doit être authentique. La forme, et les formalités éventuelles pour un document signé en Suisse, c'est votre notaire qui les fixe.

Le reste du calendrier est celui de tout achat en France : dix jours de rétractation après la notification du compromis (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 10 avril 2026), puis environ trois mois jusqu'à l'acte, le temps du prêt — un dossier de non-résident s'instruit souvent un peu plus longtemps. Le déplacement qui vaut une journée, c'est la visite décisive, avant l'offre.

Le parcours ORELLIA, vu depuis la Suisse

L'accompagnement est construit pour un client qui vit loin de Nice, en France ou à l'étranger : treize étapes, un seul interlocuteur, et un forfait — de 5 000 à 10 000 € selon le dossier — annoncé en entier dès le premier appel.

  • Les rendez-vous, en visio. Le premier appel dure trente minutes, il est gratuit. Le rendez-vous financement avec Immoprêt se tient en visio, fiches de salaire en francs à l'appui ; le rendez-vous stratégie est tenu par Axel Orel, le fondateur, en visio pour un client éloigné.
  • La recherche, sur place, sous mandat. Vous signez un mandat de recherche exclusif avec un agent local du réseau iad : payé par vous, il cherche, visite, écarte et rend compte par écrit dans votre espace client. Chaque bien proposé arrive avec son rapport de faisabilité — prix, travaux, loyer visé, coût total, règle des 800 € de loyer mensuel par tranche de 100 000 € investis : vous décidez sur des chiffres, en euros, pas sur des photos.
  • L'argent, jamais chez nous. Vous payez directement chaque professionnel — notaire, courtier, comptable, agent, artisans. Le bien, le prêt et le bail sont à votre nom, et nous n'accompagnons que dix dossiers à la fois.

Le détail de ce qui est compris — et de ce qui ne l'est pas — est sur la page de l'accompagnement. Pour arriver préparé au rendez-vous stratégie, notre guide des quartiers où investir à Nice dit où chaque façon de louer fonctionne.

Les pièges du dossier suisse

La frontière ne crée pas de nouveaux pièges ; elle en ajoute trois aux anciens.

  • Compter en francs. Un bien à Nice se paie, se loue et se rembourse en euros : le calcul se fait en euros, sur le coût total — prix négocié, notaire à environ 7,5 % dans l'ancien, travaux, meubles. Le change ne se regarde qu'une fois, pour l'apport.
  • Oublier une des deux déclarations. La française, avec la case de l'affiliation suisse qui fait tomber les prélèvements sociaux à 7,5 % ; la suisse, où le bien se déclare exempté mais compte pour le taux. Les deux, chaque année.
  • Acheter frontalier par réflexe. Un studio à Annemasse se loue à un frontalier, dont le sort suit l'emploi genevois — le vôtre. Diversifier, c'est aussi changer de bassin.
  • Croire au saisonnier. À Nice, une résidence principale se loue aux touristes 90 jours par an au plus, et un bien acheté pour la courte durée demande une autorisation de changement d'usage. Faites tenir vos chiffres loués à l'année, travaux chiffrés par devis et copropriété lue avant l'offre.

Faites le calcul avant de réserver un vol

La frontière change le financement, l'impôt et la signature ; elle ne change pas le calcul, qui se fait avant l'offre, sur le coût total, en euros — et qui est public.

L'outil de la maison

Le simulateur de rentabilité ORELLIA

Entrez un prix, des travaux, un loyer : il pose le calcul complet — coût total, cash flow mensuel, règle des 800 € par tranche de 100 000 € — et rend son verdict. Gratuit, sans inscription.

Ouvrir le simulateur

Et si vous préférez poser vos chiffres avec quelqu'un, le premier appel dure trente minutes, il est gratuit, et il se tient en visio à l'heure qui vous convient — y compris pour vous dire que le moment n'est pas le bon.

Vos questions

Investir à Nice depuis la Suisse : ce qu'on nous demande.

Un résident suisse peut-il acheter un appartement en France pour le louer ?

Oui, sans autorisation particulière : la France n’impose aucune restriction à l’achat d’un logement par un résident suisse, et le bien, le prêt et le bail sont à votre nom, comme pour un acheteur français. Ce qui change, c’est la pratique : la banque française qui vous prête regarde des revenus en francs et demande un apport plus élevé ; vos loyers sont imposés en France en tant que non-résident ; le bien se déclare aussi en Suisse, où il compte pour le taux. Le notaire accepte une procuration à distance, et l’agent local sous mandat visite pour vous.

Comment sont imposés les loyers d’un bien à Nice quand on habite en Suisse ?

En France d’abord : la convention franco-suisse du 9 septembre 1966 réserve l’imposition des revenus immobiliers à l’État où se trouve le bien. Vous déclarez donc vos loyers en France comme non-résident, au taux minimum de 20 % — 30 % au-delà de 29 579 € de revenu net pour les revenus 2025 —, sauf option pour le taux moyen si elle est plus favorable. S’ajoute un prélèvement de solidarité de 7,5 % si vous êtes affilié à la sécurité sociale suisse, au lieu de 17,2 % ou 18,6 %. En Suisse, le bien et ses loyers se déclarent, exonérés mais pris en compte pour votre taux.

Faut-il emprunter en francs suisses ou en euros pour un bien à Nice ?

En euros, dans la plupart des cas. Un appartement niçois rapporte des loyers en euros : si la mensualité est en euros aussi, le loyer la paie dans la même monnaie, et le risque de change ne porte que sur ce que vous complétez de votre poche. Un prêt en francs suisses ferait l’inverse : une dette dans une monnaie, un bien et des loyers dans une autre. Les banques suisses prêtent d’ailleurs rarement sur un bien situé en France ; le prêt se cherche auprès d’une banque française, avec un courtier. Le cas du frontalier, résident français payé en francs, se traite à part.

Faut-il venir à Nice pour signer chez le notaire ?

Non. Vous pouvez donner procuration à une personne qui signe à votre place, dans les termes que vous fixez. Depuis le décret du 20 novembre 2020, une procuration authentique s’établit à distance : visioconférence avec un notaire, vérification d’identité, signature électronique qualifiée — le ministère de la Justice l’a présentée comme faite pour qui vit hors de France. Pour un achat simple, une procuration sous seing privé rédigée par l’étude suffit souvent. La forme, et les formalités éventuelles pour un document signé en Suisse, c’est votre notaire qui les fixe. Le déplacement utile est la visite décisive, pas la signature.

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Trente minutes en visio, gratuites, sans engagement — votre situation, vos chiffres en francs et en euros, et un avis honnête, y compris si le compte n'y est pas.

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