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Conseils · Investir depuis l’étranger

Investir en France depuis les États-Unis : le guide.

La réponse en brefMis à jour en septembre 2026

Un résident des États-Unis achète en France sans autorisation, emprunte en euros auprès d’une banque française avec un apport plus élevé et un choix de banques plus étroit à cause de l’accord FATCA, paie l’impôt sur ses loyers en France d’abord — convention du 31 août 1994 —, puis les déclare aux États-Unis avec un crédit d’impôt. Signature par procuration, gestion déléguée. Ce qui ne se délègue pas : le calcul, au coût total, en euros, après impôt des deux côtés.

La convention fiscale et le taux minimum du non-résident, l’accord FATCA et son effet réel sur le compte et le prêt, les déclarations américaines à ne pas oublier, la procuration depuis un pays presque sans notaires, six à neuf heures de décalage, le calendrier — et un deux-pièces niçois passé au coût total et au filtre des 800 €, avec un taux de change daté.

Enfilade de façades à Monaco, balcons en fer forgé, volets turquoise et pierre dorée
Façades en enfilade, Monaco.

Ce qui change depuis les États-Unis, et ce qui ne change pas

L’ordre des opérations est celui de n’importe quel achat à distance : le financement avant la recherche, la représentation, la fiscalité du pays de résidence, puis neuf étapes du premier appel aux clés. Il est détaillé dans notre guide acheter en France depuis l’étranger. Depuis les États-Unis, quatre choses sont propres à votre situation.

  • Un traité fiscal clair. La convention du 31 août 1994 donne à la France le droit d’imposer vos loyers la première, et oblige les États-Unis à vous créditer l’impôt français.
  • L’accord FATCA. Il ne vous interdit rien ; il rend certaines banques réticentes, et cela se voit sur le compte et sur le prêt.
  • Des déclarations américaines en plus. Elles ont des noms, des seuils et des pénalités ; elles se préparent avant l’achat.
  • Un pays sans notariat de droit civil (hors Louisiane). La procuration authentique qu’exige un prêt hypothécaire se signe avec un notaire français, à distance — pas chez un notary public.

La convention fiscale du 31 août 1994 : les loyers imposés en France d’abord

La convention entre la France et les États-Unis a été signée à Paris le 31 août 1994, est entrée en vigueur le 30 décembre 1995 et a été modifiée par les avenants du 8 décembre 2004 et du 13 janvier 2009 (BOFiP, BOI-INT-CVB-USA-10, 19 février 2020). Son article 6 dit que les revenus d’un bien immobilier « may be taxed » dans l’État où il se trouve ; son article 13 dit la même chose des gains de cession. La France impose donc la première. Son article 24 règle la suite : les États-Unis accordent « to a citizen or a resident of the United States » un crédit égal à l’impôt français payé.

En France : le taux minimum, sans exonération sociale

Vos loyers se déclarent au service des impôts des non-résidents, avec un plancher : 20 % jusqu’à 29 579 € de revenu net imposable de source française, 30 % au-delà, pour les revenus 2025 — impots.gouv.fr, page modifiée le 26 février 2026. Sur option, le taux moyen calculé sur vos revenus mondiaux le remplace s’il vous est favorable. S’ajoutent les prélèvements sociaux : l’exonération de CSG et de CRDS est réservée aux affiliés d’un régime de l’Espace économique européen, de la Suisse ou du Royaume-Uni (impots.gouv.fr, 19 juillet 2023). Un affilié à un régime américain n’y a pas droit.

Les taux d’un résident des États-Unis sur ses loyers français — revenus 2025, déclarés en 2026

Impôt sur le revenu, taux minimum jusqu’à 29 579 €20 %
Impôt sur le revenu, taux minimum au-delà30 %
Prélèvements sociaux, location vide17,2 %
Prélèvements sociaux, location meublée18,6 %
Régime allégé au seul prélèvement de solidarité de 7,5 % (affiliés EEE, Suisse, Royaume-Uni)non applicable

Sources : impots.gouv.fr, pages modifiées le 26 février 2026 et le 19 juillet 2023. Le taux de 18,6 % sur les revenus du meublé vient de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026.

Aux États-Unis : le même revenu, un crédit d’impôt

Un résident des États-Unis est imposé sur ses revenus mondiaux. Les loyers français entrent donc dans sa déclaration fédérale, et l’impôt payé en France s’impute sur l’impôt américain dû sur ce revenu, par le formulaire 1116, dans les limites de la loi américaine. Depuis 2019, la CSG et la CRDS sont admises à ce crédit : les deux administrations l’ont acté (BOFiP, actualité du 19 février 2020) et l’IRS l’écrit (page revue le 9 juillet 2026). Le plafond du crédit, l’impôt de votre État, les règles d’amortissement propres à l’IRS : l’affaire d’un CPA, nous ne les chiffrons pas. À la revente, la plus-value s’impose en France d’abord, avec un représentant fiscal accrédité au-delà de 150 000 € de prix pour un vendeur résidant hors de l’Espace économique européen, sauf détention de plus de trente ans (impots.gouv.fr, 27 janvier 2026).

FATCA : le compte, le prêt, et l’apport

L’accord dit « FATCA », signé à Paris le 14 novembre 2013 et publié par le décret n° 2015-1 du 2 janvier 2015, oblige les banques françaises à identifier les comptes détenus par des contribuables américains et à les déclarer à l’administration française, qui les transmet à l’IRS (code général des impôts, article 1649 AC). Il n’interdit à aucune banque de vous ouvrir un compte ni de vous prêter. Mais il a un effet documenté : un courtier écrit, page mise à jour le 1er septembre 2026, que « les banques se montrent donc plus sélectives sur ces profils » (Pretto). Un usage d’établissement, variable d’une banque à l’autre, qu’aucun texte public n’impose — et qui pèse sur le calendrier.

Trois conséquences. Le compte français s’ouvre avant tout le reste ; un Français résidant hors de France peut invoquer le droit au compte (code monétaire et financier, article L. 312-1), un citoyen américain sans nationalité française, non. La liste des banques ouvertes aux résidents des États-Unis est courte et bouge ; le courtier la tient, avant la recherche. Et l’apport : les courtiers décrivent en 2026 un apport « d’environ 20 à 30 % de la valeur du bien », frais de notaire et de garantie en plus, et un taux un peu plus élevé — 0,40 point d’écart moyen en 2025 —, sans garantie. Le prêt d’un non-résident, pièces et délais compris, est détaillé dans notre guide du prêt immobilier expatrié.

Les déclarations américaines à ne pas oublier

Voici les formulaires que ce projet met sur votre bureau, à voir avec votre CPA avant l’achat ; nous ne les remplissons pas.

Le formulaireCe qu’il déclareCe que dit l’IRS
Annexe E du formulaire 1040Les loyers, et le résultat de la location« Income or loss from rental real estate » (page du 30 mars 2026)
Formulaire 1116Le crédit pour l’impôt payé en FranceCrédit pour impôt étranger des personnes physiques (page du 20 juillet 2026) ; CSG et CRDS admises depuis 2019
FBAR (FinCEN 114)Le compte bancaire françaisDû quand la valeur cumulée des comptes hors des États-Unis a dépassé 10 000 $ à un moment de l’année ; 15 avril, prolongation au 15 octobre (page du 30 juillet 2026)
Formulaire 8938Les actifs financiers étrangersUn bien immobilier détenu en direct n’y figure pas ; le compte français, oui ; les parts d’une société qui détient le bien, oui (page du 17 août 2026)

Deux précisions. Le formulaire 8938 ne se déclenche qu’au-delà de seuils — 50 000 $ d’actifs financiers étrangers en fin d’année ou 75 000 $ à un moment de l’année pour un célibataire vivant aux États-Unis, le double pour un couple (instructions de novembre 2021) — et un compte français qui reçoit l’apport peut le franchir seul. L’exception immobilière tombe si vous achetez par une société : les parts d’une SCI sont un actif financier étranger déclarable. Avant de créer une structure, lisez notre guide de la SCI de non-résident et posez la question au CPA.

Un deux-pièces niçois, au coût total et au filtre des 800 €

Posons un cas pédagogique, construit pour l’exercice, dont chaque ligne suit notre méthode. L’hypothèse de change est datée : la Banque centrale européenne cotait un euro à 1,1539 $ le 15 septembre 2026. Un deux-pièces de 42 m² en centre-ville de Nice, affiché 215 000 €, à rafraîchir, loué meublé à l’année.

D’abord, le coût total

Prix négocié — 4 762 €/m², dans la fourchette niçoise200 000 €
Frais de notaire (environ 7,5 %)15 000 €
Travaux — cuisine, salle d’eau, peintures12 000 €
Meubles6 000 €
Coût total — la vraie base de calcul233 000 €

La banque demande à notre non-résident 25 % du prix, frais de notaire en plus : 50 000 € plus 15 000 €, soit 65 000 € — environ 75 000 $ au cours du 15 septembre 2026, et autre chose le jour où l’apport traverse. Il reste 168 000 € à emprunter. Sur vingt ans à 3,15 %, notre hypothèse de travail, la mensualité ressort à environ 944 €, plus 48 € d’assurance emprunteur à 0,34 % : environ 992 € sortent chaque mois, quoi qu’il arrive.

Ensuite, une année de location — 870 € hors charges

Loyer annuel (870 € × 12)10 440 €
Vacance locative (5 %)− 522 €
Frais de gestion (7 % de l’encaissé) — obligatoires de loin− 694 €
Charges de copropriété non récupérables− 900 €
Taxe foncière (hypothèse de l’exercice)− 900 €
Assurance propriétaire non occupant− 150 €
Entretien− 400 €
Comptabilité (30 € par mois)− 360 €
Crédit et assurance (992 € × 12)− 11 904 €
Cash flow annuel avant impôt− 5 390 €

Soit environ − 450 € par mois, à sortir de votre poche en dollars — environ 520 $ au cours du 15 septembre 2026. Le loyer reprend le repère ANIL 2025 pour les studios et deux-pièces niçois, 22,7 €/m² charges comprises, soit 953 € pour 42 m², ramenés à 870 € hors charges : le filtre se calcule hors charges.

Sur le prix affiché

405 €

870 € de loyer pour 215 000 €. Loin des 800 € par tranche de 100 000 €.

Au coût total

373 €

870 € de loyer pour 233 000 €. Il faudrait 1 864 € de loyer, ou un coût total de 108 750 €.

Exemple pédagogique. Le verdict de la maison est sans appel : sous 200 € de cash flow par mois, nous ne présentons pas le bien — et celui-ci en perd 450.

Cette vérité du deux-pièces niçois au prix du marché ne dépend pas du pays d’où vous achetez : sans résultat à imposer, le formulaire 1116 ne crédite rien. Notre page investir en France depuis le Canada passe une colocation niçoise au même filtre, franchi de peu ; et quand Nice ne le permet pas, la recherche se fait ailleurs, par le réseau iad, avec le même calcul.

Signer et suivre depuis les États-Unis : procuration, décalage, calendrier

La procuration, dans un pays presque sans notaires

Consentir une hypothèque exige une procuration authentique, rappelle Notaires de France. Or les États-Unis n’ont pas, hors Louisiane, de notariat de droit civil : un notary public certifie une signature, il ne reçoit pas un acte. La voie sûre est celle du décret n° 2020-1422 du 20 novembre 2020 : un notaire français établit la procuration authentique à distance, par visioconférence sécurisée et signature électronique qualifiée, depuis Boston ou San Francisco. Les consulats ne sont plus la solution par défaut : France Diplomatie écrit que « seuls quelques consulats sont compétents en matière notariale » (page du 27 juillet 2026) et renvoie au même décret. Pour une pièce qu’un juriste local certifie, une apostille suffit : les États-Unis appliquent la Convention Apostille depuis le 15 octobre 1981 (HCCH). La forme exacte, votre notaire la fixe dès le premier échange.

Six à neuf heures de décalage, et un calendrier à tenir

New York a six heures de retard sur Nice, Chicago sept, Denver huit, Los Angeles neuf. Un rendez-vous à 9 h sur la côte Ouest tombe à 18 h à Nice : c’est l’heure des visios, avec l’équipe, le courtier, puis Axel Orel. Le reste passe par l’écrit — rapport de faisabilité, devis, photos datées — et par un agent local du réseau iad, sous mandat de recherche, qui visite et rend compte ; notre guide acheter un appartement sans le visiter cadre cette visite déléguée. Si un déplacement est possible, réservez-le à la visite décisive, avant l’offre : Nice–New York se vole sans escale toute l’année avec La Compagnie, dix vols par semaine vers JFK ou Newark, Delta et United figurant aussi sur la page de l’aéroport Nice Côte d’Azur, sans fréquence indiquée.

Le calendrier ne change pas, mais il s’allonge : dix jours de rétractation après la notification du compromis (code de la construction et de l’habitation, article L. 271-1), une condition suspensive de prêt d’un mois au moins (code de la consommation, article L. 313-41) à porter à 60 jours pour un dossier que la banque instruit plus longtemps, environ trois mois jusqu’à l’acte — ordre de grandeur courant, sans garantie. Compte français, tri des banques et rendez-vous avec le CPA se placent avant l’offre. L’argent ne passe jamais chez nous, le prix de l’accompagnement, fixe, se dit au premier appel, et ORELLIA n’accompagne que dix dossiers à la fois ; le détail est sur la page de l’accompagnement.

Faites le calcul avant de réserver le vol

De New York ou de Los Angeles, ce qui se remplace, c’est la présence ; ce qui ne se remplace pas, c’est le calcul — au coût total, en euros, après impôt des deux côtés, avant l’offre.

L’outil de la maison

Le simulateur de rentabilité ORELLIA

Un prix, des travaux, un loyer, votre apport : coût total, cash flow mensuel, règle des 800 € par tranche de 100 000 €, verdict avant impôt. Gratuit, sans inscription, depuis n’importe quel fuseau.

Ouvrir le simulateur

Et si vous préférez poser vos chiffres avec quelqu’un, le premier appel avec l’équipe dure trente minutes, il est gratuit, et il se tient en visio à l’heure des États-Unis — y compris pour vous dire que le deux-pièces de carte postale n’est pas le bon projet.

Vos questions

Investir en France depuis les États-Unis : ce qu’on nous demande.

Un résident des États-Unis peut-il acheter un appartement en France ?

Oui, sans autorisation particulière : la France n’impose aucune restriction à l’achat d’un logement par un résident ou un citoyen américain, et le bien, le prêt et le bail sont à votre nom. Le notaire vérifie l’identité, la résidence fiscale, le régime matrimonial et l’origine des fonds. Ce qui change tient à la pratique : une banque française prête en euros à quelqu’un payé en dollars, avec un apport plus élevé et, du fait de l’accord FATCA, un tri plus sévère des établissements. Les loyers s’imposent en France d’abord, puis se déclarent aux États-Unis avec un crédit d’impôt. La signature se fait par procuration.

Comment sont imposés les loyers d’un bien en France quand on vit aux États-Unis ?

En France d’abord : la convention fiscale du 31 août 1994 permet à l’État où se trouve le bien d’imposer les revenus qu’il produit (article 6). Vous déclarez donc vos loyers en France comme non-résident, au taux minimum de 20 % — 30 % au-delà de 29 579 € de revenu net pour les revenus 2025 —, plus 17,2 % de prélèvements sociaux en location vide ou 18,6 % en meublé, sans l’exonération réservée aux affiliés européens. Aux États-Unis, le même revenu entre dans votre déclaration fédérale et l’impôt français ouvre droit à un crédit (article 24, formulaire 1116). Le calcul se pose avec un CPA.

L’accord FATCA empêche-t-il d’ouvrir un compte ou d’emprunter en France ?

Non en droit, parfois en pratique. L’accord signé le 14 novembre 2013 oblige les banques françaises à identifier leurs clients américains et à déclarer leurs comptes à l’administration française, qui les transmet à l’IRS. Aucun texte n’interdit de vous ouvrir un compte ni de vous prêter ; mais un courtier note, page mise à jour le 1er septembre 2026, que les banques « se montrent plus sélectives sur ces profils » — un usage d’établissement qu’aucun texte n’impose. La conséquence pratique : faire trier les banques par le courtier avant de chercher un bien, et prévoir un apport de 20 à 30 % du prix, frais en plus, sans garantie.

Quelles déclarations américaines faut-il prévoir pour un appartement en France ?

Au moins quatre à examiner avec un CPA. Les loyers, sur l’annexe E du formulaire 1040. Le crédit pour l’impôt français, sur le formulaire 1116 — CSG et CRDS comprises depuis l’accord de 2019 entre les deux administrations. Le compte bancaire français, sur le FBAR (FinCEN 114) dès que vos comptes hors des États-Unis ont dépassé 10 000 $ cumulés à un moment de l’année. Le formulaire 8938, selon vos seuils : un appartement détenu en direct n’y figure pas, le compte français oui, et une SCI y fait entrer vos parts. Les échéances, les pénalités et l’impôt de votre État sont l’affaire du CPA, pas la nôtre.

À lire ensuite

Avant d’aller plus loin : chez ORELLIA, un bien ne vous est présenté que s’il vous laisse au moins 200 € par mois, tout payé. Les douze pages qui posent ce calcul, poste par poste, avec la liste à cocher avant toute offre : recevoir le guide — gratuit, et le téléchargement s’ouvre aussitôt.

Le premier appel

Un projet en France, depuis les États-Unis ?

Trente minutes en visio, gratuites, sans engagement, à l’heure de New York ou de Los Angeles — votre situation, vos chiffres, et un avis honnête, y compris si le compte n’y est pas.

Savoir si mon projet tient