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Nice — Côte d'Azur

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Conseils · SCI ou nom propre

SCI ou nom propre pour un investissement locatif : la règle en cinq questions.

La réponse en brefMis à jour en septembre 2026

Pour un premier bien acheté seul et loué meublé, le nom propre — en LMNP — est le plus souvent le plus simple et le moins coûteux. La SCI se justifie quand on achète à plusieurs, quand on pense transmission, ou quand on vise plusieurs biens avec une imposition élevée et sans besoin des loyers — au prix d'une comptabilité et d'une revente plus lourdes à l'IS. Et dans tous les cas, la SCI n'augmente pas votre capacité d'emprunt.

La SCI traduite en français courant, les cinq questions qui tranchent, un tableau nom propre en LMNP contre SCI à l'IR contre SCI à l'IS, ce qu'une SCI coûte, ce qu'elle ne change pas au crédit, et ce qui se décide avant l'offre — chaque règle datée et sourcée.

La SCI, traduite en français courant

Une société civile immobilière est une société dont le seul métier est d'acheter, de détenir et de gérer des immeubles. D'après la fiche d'entreprendre.service-public.gouv.fr, vérifiée le 7 octobre 2025 : au moins deux associés, un capital libre — un euro suffit —, un ou plusieurs gérants, et une responsabilité « indéfinie » des associés : si la société ne paie pas ses dettes, les créanciers peuvent se tourner vers leur patrimoine personnel. La SCI n'est donc pas un bouclier ; c'est une façon d'organiser la propriété à plusieurs — qui possède quoi, qui décide, comment on entre et comment on sort.

Côté impôts, elle est « transparente » par défaut : chaque associé déclare sa part du résultat à l'impôt sur le revenu, et la société dépose chaque printemps une déclaration n° 2072 (impots.gouv.fr, page mise à jour le 4 août 2026). Les associés peuvent opter pour l'impôt sur les sociétés : la SCI paie alors l'impôt comme une entreprise, et eux ne sont imposés que sur ce qu'ils se versent. Cette option, réputée « irrévocable », a une nuance depuis la loi de finances pour 2019 (article 50) : d'après le BOFiP (BOI-IS-CHAMP-40, 23 novembre 2022), elle peut être abandonnée jusqu'au cinquième exercice qui suit, puis devient définitivement irrévocable — et une société qui y a renoncé ne peut plus jamais opter. Cinq ans pour changer d'avis, une seule fois.

Dernière règle, la plus souvent ignorée : une SCI à l'impôt sur le revenu ne peut pas louer meublé — ou presque. La location meublée est une activité commerciale aux yeux du fisc (Conseil d'État, 5 novembre 1980 et 10 juillet 1985, cités par le BOFiP), et une société civile qui en exerce une passe à l'impôt sur les sociétés de plein droit (article 206, 2 du code général des impôts). Tolérance de l'administration : d'après le BOI-IS-CHAMP-10-30 (4 juillet 2018, paragraphes 320 et 330), la SCI reste à l'impôt sur le revenu tant que ses recettes commerciales hors taxes ne dépassent pas 10 % de ses recettes totales, un dépassement ponctuel se jugeant sur la moyenne de quatre ans. Conséquence : le LMNP est un statut de personne physique. Un meublé en société, c'est une SCI à l'IS.

Les cinq questions qui tranchent

Il n'y a pas de bon montage dans l'absolu : il y a cinq questions dont les réponses, mises bout à bout, désignent presque toujours la structure.

1. Seul, ou à plusieurs ?

Seul, la question est presque réglée : une SCI demande deux associés au minimum, et associer un proche pour une part symbolique, c'est créer une société pour un bien que l'on aurait pu acheter seul chez le notaire. À plusieurs, c'est l'inverse : un couple non marié, deux amis, une fratrie qui achètent sans société sont en indivision, où chaque décision importante demande l'accord de tous. La SCI écrit les règles à l'avance — les parts, qui gère, comment on cède, ce qui se passe en cas de décès. C'est son premier vrai usage.

2. Meublé, ou vide ?

Meublé — le cas le plus fréquent à Nice —, deux voies : le nom propre en LMNP, avec l'amortissement au régime réel, ou la SCI à l'IS. Vide, trois : le nom propre et la SCI à l'IR, aux revenus fonciers — avec le déficit foncier imputable jusqu'à 10 700 € par an sur le revenu global (article 156 du code) et, dans le neuf ou l'ancien lourdement rénové, le statut du bailleur privé, ouvert aux SCI à l'IR dont les associés gardent leurs parts neuf ans —, ou la SCI à l'IS. Le meublé est détaillé dans notre guide du LMNP à Nice en 2026, le dispositif nouveau dans notre page sur le statut du bailleur privé.

3. Garder, revendre, ou transmettre ?

C'est la question qui sépare le plus l'IR de l'IS, et elle se joue à la sortie. En nom propre comme en SCI à l'IR, la revente suit le régime des particuliers : 19 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value, l'impôt s'effaçant après 22 ans de détention et les prélèvements sociaux après 30 ans (service-public.gouv.fr, vérifié le 15 avril 2026). Depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits en LMNP sont retranchés du prix d'achat retenu, mais les abattements tiennent. En SCI à l'IS, ni abattement ni délai : la plus-value est la différence entre le prix de vente et la valeur comptable du bien — le prix d'achat moins tous les amortissements passés — et elle est imposée au taux de droit commun (BOFiP, BOI-IS-BASE-20, 11 mars 2013, paragraphes 10 et 20). Puis les dividendes sont imposés une seconde fois. La transmission, elle, penche vers la société : des parts se donnent par tranches, dans l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant renouvelable tous les quinze ans (service-public.gouv.fr, vérifié le 13 mai 2026), ce qu'un appartement entier ne permet pas.

4. Quelle tranche d'imposition ?

Le barème 2026, sur les revenus 2025 : 0 % jusqu'à 11 600 € par part, 11 % au-delà, 30 % à partir de 29 580 €, 41 % à partir de 84 578 €, 45 % au-delà de 181 917 € (service-public.gouv.fr, vérifié le 15 avril 2026). Un loyer nu perçu en nom propre ou en SCI à l'IR se taxe à votre tranche marginale, plus les prélèvements sociaux — 17,2 %, portés à 18,6 % sur les revenus du capital par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, à confirmer pour votre cas avec l'expert-comptable. L'IS répond avec 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice puis 25 % (entreprendre.service-public.gouv.fr, vérifié le 17 février 2026) — mais tout ce qui sort de la société est imposé à nouveau, au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, soit 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux (même source, 21 février 2026). L'IS ne convient donc qu'à qui n'a pas besoin des loyers et les laisse dans la société pour racheter. En meublé, le LMNP au réel efface souvent l'impôt pendant des années, quelle que soit la tranche.

5. Combien de biens ?

Pour un bien, la société coûte plus qu'elle ne rapporte. Pour trois, cinq, dix, la question change : les loyers meublés en nom propre franchissent un jour 23 000 € par an ou dépassent les autres revenus du foyer, et le bailleur devient loueur professionnel — un autre statut, d'autres cotisations. Une SCI à l'IS qui garde ses loyers pour racheter devient alors cohérente, pour qui accepte sa lourdeur et sa sortie. La question n'est pas « combien de biens ai-je aujourd'hui », mais « combien en aurai-je dans dix ans, et avec qui ».

Nom propre en LMNP, SCI à l'IR, SCI à l'IS : le tableau

Les trois structures sur les critères qui comptent ; les règles sont celles datées plus haut.

Le critèreNom propre en LMNPSCI à l'IRSCI à l'IS
Qui, et quoiSeul ou en couple, en meubléDeux associés au moins, en vide — meublé toléré sous 10 % des recettesDeux associés au moins, meublé ou vide
Pendant la locationAmortissement au réel : souvent peu ou pas d'impôtRevenus fonciers à votre tranche, plus prélèvements sociaux ; déficit foncier possibleAmortissement, IS à 15 % puis 25 % ; 31,4 % de plus sur les dividendes
À la reventeRégime des particuliers, amortissements réintégrés depuis le 15 février 2025, abattements après 22 et 30 ansRégime des particuliers, abattements après 22 et 30 ansPrix de vente moins valeur comptable, sans abattement, au taux de l'IS ; puis les dividendes
Coût annuelUn expert-comptable au réel — 30 € par mois dans notre méthodeDéclaration 2072, assemblée annuelleComptabilité commerciale obligatoire : honoraires sensiblement plus élevés
Le créditLa banque regarde vos revenus et vos chargesLa banque regarde les associés et demande leur cautionIdem : la SCI n'emprunte jamais « à la place » des associés

Ce qu'une SCI coûte, à la création puis chaque année

En formalités, créer une SCI coûte peu si l'on rédige les statuts soi-même. L'annonce légale de constitution est à tarif forfaitaire : 191 € hors taxes en métropole en 2026, fixés par l'arrêté du 19 novembre 2025 (entreprendre.service-public.gouv.fr, 30 décembre 2025). S'y ajoutent l'immatriculation au greffe et la déclaration des bénéficiaires effectifs — de l'ordre de 64 € et 20 € d'après le barème 2026 des greffes relayé le 5 janvier 2026 par un site spécialisé, sans garantie. Les statuts sont l'autre poste : gratuits si vous les écrivez, facturés par un professionnel sinon — et à plusieurs, ce n'est pas le poste où économiser.

Créer une SCI en 2026 — les formalités obligatoires, hors statuts

Annonce légale de constitution — forfait métropole, 191 € hors taxes≈ 229 € TTC
Immatriculation au greffe — barème relayé, sans garantie≈ 64 €
Déclaration des bénéficiaires effectifs — idem≈ 20 €
Formalités, hors rédaction des statuts≈ 313 € TTC

Source : arrêté du 19 novembre 2025 pour l'annonce légale ; barème 2026 des greffes relayé en janvier 2026 pour les deux autres lignes. Les statuts rédigés par un professionnel s'ajoutent.

C'est ensuite que la SCI coûte : chaque année, une assemblée des associés avec son procès-verbal, la déclaration 2072 à l'IR — ou une comptabilité commerciale complète et une liasse fiscale à l'IS, où l'expert-comptable est en pratique incontournable et où ses honoraires dépassent sensiblement les 30 € par mois que notre méthode retient pour un LMNP au réel. Nous ne donnons pas de chiffre : il dépend du cabinet, du nombre de biens et du régime, et il se demande avant de créer la société.

La SCI n'augmente pas votre capacité d'emprunt

C'est l'idée reçue la plus coûteuse. Les règles du Haut Conseil de stabilité financière — 35 % de taux d'effort assurance comprise, 25 ans au plus, une marge de dérogation de 20 % des dossiers, confirmées le 3 mars 2026 — visent les crédits aux particuliers. Sa FAQ sur la décision du 29 septembre 2021 dit ce qu'il en est des sociétés : pour un prêt à une SCI, « il n'est généralement pas possible de calculer un taux d'effort » et le dossier relève a priori de la marge de dérogation ; mais si les conditions sont réunies pour regarder le prêt « par transparence » comme un prêt à des co-emprunteurs — les associés —, le taux d'effort s'apprécie exactement comme pour eux (question 31). Et pour un emprunteur déjà associé d'une SCI, la part de dette de la société à retenir dépend de sa responsabilité dans cette dette (question 32).

En pratique, la banque regarde les associés — revenus, crédits en cours, reste à vivre — et demande leur caution personnelle. Les mêmes personnes, avec les mêmes charges, empruntent la même somme, en nom propre ou en société. Ce que certains présentent comme un « levier » de la SCI à l'IS n'est pas une règle : c'est une pratique, variable d'une banque à l'autre. Si le dossier ne passe pas, la réponse est de le rendre finançable, pas de le déguiser en société : c'est l'objet de notre parcours pour devenir finançable.

Avant ou après l'achat, une SCI par bien, la SCI familiale

Créer la SCI avant ou après l'achat ?

Avant. Une société n'existe qu'une fois immatriculée, et l'acte de vente doit être signé par un acheteur qui existe. Trois chemins, tous à rédiger par le notaire.

  • Créer et immatriculer la SCI avant le compromis. Le plus propre : la société signe elle-même, par son gérant. Il faut s'y prendre quelques semaines avant l'offre.
  • Signer « pour le compte d'une société en formation ». La SCI reprend l'engagement une fois immatriculée, si les formalités de reprise sont respectées à la lettre — sinon les signataires restent engagés personnellement.
  • Signer en son nom avec une clause de substitution. Rédigée précisément, elle permet à la SCI de prendre la place de l'acheteur à l'acte définitif.

Acheter en son nom puis apporter le bien à une SCI, c'est une nouvelle mutation : un acte notarié de plus, des frais, et un apport traité comme une vente pour la plus-value. Le montage se décide avant l'offre, jamais entre le compromis et l'acte.

Faut-il une SCI par bien ?

Rien ne l'impose : une SCI peut détenir plusieurs immeubles. Une société par bien multiplie annonces légales, assemblées et honoraires, et n'isole pas les dettes autant qu'on le croit, puisque les associés répondent de chacune sur leur patrimoine. On sépare quand il y a une raison : des associés différents d'un bien à l'autre, un bien destiné à être vendu ou transmis à part, ou deux régimes qu'on ne veut pas mélanger. Sinon, une seule société.

La SCI familiale : parents, enfants

Juridiquement, la SCI familiale n'est pas une forme à part : c'est une SCI dont les associés sont de la même famille — la loi du 6 juillet 1989 la définit, à son article 13, comme une société civile « constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré inclus ». Deux particularités concrètes : elle loue avec un bail de trois ans, comme un particulier, là où toute autre société signe pour six ans (article 10 de la même loi), et elle peut donner congé pour reprise au profit d'un associé. Son usage principal est la transmission : les parents achètent, puis donnent des parts aux enfants par tranches, dans l'abattement de 100 000 € tous les quinze ans, souvent en gardant l'usufruit. C'est un travail de notaire — et un projet de patrimoine plus que de rendement.

La position de la maison, et comment on décide dans l'accompagnement

Pour un premier bien, acheté seul ou en couple et loué meublé à l'année, le nom propre en LMNP au réel est le plus souvent le montage le plus simple, le moins cher à faire vivre et le plus souple à la revente. La SCI vient quand une des cinq questions l'appelle vraiment — à plusieurs hors mariage, une transmission en tête, plusieurs biens visés avec une tranche haute et pas besoin des loyers — et alors l'IS ou l'IR se choisit en connaissance de la sortie.

Dans l'accompagnement ORELLIA, cette décision se prend au montage, avec l'expert-comptable — le cabinet Ferrua Ribes, à Nice — et le courtier, avant l'offre d'achat, honoraires annoncés avant de vous engager. Ni dans un article, ni dans un modèle de statuts téléchargé. Et elle passe après une question toujours la même : l'opération se finance-t-elle et rapporte-t-elle, sur le coût total ? Aucun montage ne sauve un bien acheté trop cher.

L'outil de la maison

Le montage se règle avec un comptable. La rentabilité se vérifie avant.

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Vos questions

SCI ou nom propre : ce qu'on nous demande.

Faut-il créer une SCI pour investir dans l’immobilier ?

Non, pas par principe. Une SCI demande au moins deux associés et se justifie quand on achète à plusieurs, quand on prépare une transmission, ou quand on vise plusieurs biens avec une imposition élevée et sans besoin des loyers. Pour un premier bien acheté seul et loué meublé, le nom propre en LMNP est le plus souvent plus simple, moins cher chaque année et plus souple à la revente. La SCI ajoute des statuts, une assemblée annuelle, une déclaration ou une comptabilité complète — et elle n’augmente pas votre capacité d’emprunt. La décision se prend avec un expert-comptable, avant l’offre d’achat.

LMNP ou SCI à l’IS : lequel choisir pour un meublé ?

Les deux amortissent le bien et effacent souvent l’impôt pendant la location. La différence se joue à la sortie et sur l’usage des loyers. En LMNP, la revente suit le régime des particuliers : l’impôt s’efface après 22 ans de détention et les prélèvements sociaux après 30 ans, même si les amortissements déduits sont réintégrés depuis le 15 février 2025. En SCI à l’IS, la plus-value se calcule sur la valeur comptable, sans abattement, puis les dividendes sont imposés à 31,4 %. L’IS convient à qui laisse l’argent dans la société pour racheter ; le LMNP à qui veut des loyers et une revente simple. À chiffrer avec l’expert-comptable.

Faut-il créer la SCI avant ou après l’achat ?

Avant, et idéalement avant le compromis : l’acte de vente doit être signé par une société qui existe, donc immatriculée. Si le temps manque, le notaire peut rédiger le compromis pour le compte d’une société en formation, que la SCI reprendra une fois immatriculée, ou prévoir une clause de substitution précise. Acheter en son nom puis apporter le bien à une SCI coûte un second acte notarié, des frais, et l’apport est traité comme une vente pour la plus-value. Le montage se décide donc avant l’offre, avec le notaire et l’expert-comptable — jamais entre le compromis et la signature.

Investir en SCI permet-il d’emprunter plus ?

Non. Les règles du HCSF — 35 % de taux d’effort assurance comprise, 25 ans au plus — visent les crédits aux particuliers, et sa FAQ précise que pour un prêt à une SCI la banque peut apprécier le taux d’effort « par transparence », comme pour des co-emprunteurs : les associés. Elle regarde donc leurs revenus, leurs crédits en cours, et demande leur caution personnelle. Les mêmes personnes empruntent la même somme, en nom propre ou en société. Certaines banques traitent la SCI à l’IS avec plus de souplesse ; c’est une pratique, pas une règle, qui ne se vérifie qu’avec le courtier au moment du financement.

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