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Nice — Côte d'Azur

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Conseils · Investir en 2026

Faut-il investir dans l'immobilier locatif en 2026 ? La réponse chiffrée.

La réponse en brefMis à jour en septembre 2026

Oui, si l'opération tient sur son coût total — prix négocié, notaire, travaux, meubles — avec un loyer réaliste. Non, si c'est au prix affiché, en espérant que le marché fasse le reste. En 2026, les taux se tiennent autour de 3,3 % (Banque de France, juin) et les prix sont quasi stables (INSEE, premier trimestre) : rien ne pousse à se précipiter, rien ne justifie d'attendre. L'année compte moins que le calcul.

Les taux et les prix de 2026, chiffres publics et datés ; ce que l'attente a coûté ou rapporté, en constats et sans prédiction ; ce qui a changé fiscalement ; les règles des banques ; les signaux qui disent « pas maintenant » et ceux qui disent « oui » ; et un exemple au coût total, avec son verdict.

La réponse honnête : l'année compte moins que le calcul

La question revient chaque année, et la réponse ne change pas : le millésime ne décide de rien. L'opération décide — ce qu'elle coûte en entier, ce qu'elle rapporte chaque mois, et si votre dossier la finance. Un bien acheté au prix affiché, loué au loyer espéré, perd de l'argent en 2026 comme il en perdait en 2021, quand les taux étaient bien plus bas : les taux bas cachaient l'erreur, ils ne l'annulaient pas.

Notre règle ne change pas avec le calendrier : le rendement se calcule sur le coût total — prix négocié, notaire, travaux, meubles —, et un bien doit rapporter au moins 800 € de loyer mensuel par tranche de 100 000 € investis pour se financer seul. Le calcul complet est dans notre guide de l'investissement locatif rentable. Ce que 2026 change, c'est le décor : taux, prix, fiscalité, règles bancaires. Cette page les pose, chiffres publics à l'appui, et mesure ce qu'ils pèsent face à un achat bien ou mal fait.

Les taux en 2026 : ce que dit la Banque de France

Le repère public est mensuel. En juin 2026, la Banque de France relève un taux d'intérêt moyen de 3,27 % sur les crédits nouveaux à l'habitat, hors renégociations, après 3,21 % en mai — chiffres mis en ligne le 5 août 2026. La trajectoire, d'après ses publications successives : un pic à 4,17 % en janvier 2024, 3,30 % en décembre 2024, 3,08 % en décembre 2025, puis une légère remontée au printemps 2026. Et les banques prêtent : 13,2 milliards d'euros de crédits à l'habitat en juin.

Nos calculs retiennent 3,15 % comme hypothèse de travail, un peu sous la moyenne. Votre taux dépendra de vos revenus, de votre apport, de la durée et de la banque : c'est le métier du courtier, qui fait partie de l'accompagnement.

Ce qu'un point de taux change sur une mensualité

Un exemple pédagogique : 200 000 € empruntés sur vingt ans, hors assurance, à trois taux.

200 000 € sur vingt ans — la mensualité selon le taux

À 2,27 % — un point en dessous1 038 €
À 3,27 % — la moyenne de juin 20261 136 €
À 4,27 % — un point au-dessus1 241 €

Un point de taux vaut environ une centaine d'euros par mois, soit 24 000 à 25 000 € sur vingt ans.

Posez ce point à côté du prix : sur un bien affiché 190 000 €, négocier 10 % fait 19 000 € de moins à emprunter — environ 108 € de mensualité en moins au taux de juin 2026, autant qu'un point de taux. Le taux, on le subit ; le prix, on le travaille.

Faut-il attendre que les taux baissent ? Nous ne les prédisons pas. Sur les douze derniers mois publiés, le taux moyen a bougé entre 3,08 et 3,27 % — une vingtaine d'euros par mois sur 200 000 € sur vingt ans —, et un crédit se renégocie si les taux baissent franchement, avec des frais, alors qu'un loyer non encaissé ne se rattrape pas. Attendre n'est pas gratuit ; cela se calcule, comme le reste.

Les prix en 2026 : ce que disent les indices publics

Au premier trimestre 2026, l'indice des prix des logements anciens calculé par l'INSEE et les notaires monte de 0,2 % sur le trimestre et de 0,1 % sur un an — + 0,6 % pour les appartements, − 0,2 % pour les maisons (INSEE, Informations rapides parues le 28 mai 2026). Les Notaires de France, dans leur note de conjoncture du 25 juillet 2026, comptent 949 000 ventes sur douze mois à fin mai, + 5,7 % sur un an, et lisent dans les avant-contrats une quasi-stabilité des prix à court terme — 0 % à fin mai, − 0,6 % à fin juillet sur un an —, projection tirée de promesses signées, pas prédiction.

À Nice, l'ancien se lit autour de 4 500 à 5 500 € le mètre carré en moyenne à l'été 2026 selon les baromètres publics, sans garantie ; sur un an, ils divergent à la marge — − 0,4 % pour l'appartement au 1er juillet 2026 selon l'un, + 1,2 % selon un autre —, autrement dit quasi stable, là aussi. Le reste — demande, quartiers, règle des 90 jours — est dans notre page faut-il encore investir à Nice en 2026.

« Attendre la baisse » : ce que l'attente a coûté ou rapporté

La série de l'INSEE permet de regarder en arrière. Le creux date de début 2024 : − 5,2 % sur un an au premier trimestre, − 4,9 % au deuxième. Depuis, les prix sont remontés doucement — + 0,3 % sur un an au premier trimestre 2025, + 1,0 % au quatrième, + 0,1 % au premier trimestre 2026. Celui qui attendait, début 2024, une seconde baisse ne l'a pas vue, en moyenne nationale. Il a vu les taux descendre de 4,17 % à 3,27 % — environ 94 € de mensualité en moins sur 200 000 € sur vingt ans — et il a laissé passer deux ans et demi de loyers et de capital remboursé.

Ce passé ne dit rien de l'avenir. Il dit que l'attente n'a ni ruiné ni enrichi : elle a déplacé le problème. La marge ne se trouve pas dans le calendrier, mais dans l'écart entre le prix affiché et les ventes réellement signées — publiques et gratuites dans le fichier DVF —, dans les travaux, dans la façon de louer.

Ce qui a changé fiscalement en 2026

Trois changements, datés, détaillés ailleurs. Aucun ne modifie la réponse de cette page : la fiscalité vient après le calcul, jamais à sa place.

  • Le statut du bailleur privé. Créé par l'article 47 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 : un amortissement de 3,5 % par an dans le neuf, 3 % dans l'ancien lourdement rénové, sur 80 % du prix, plafonné à 8 000 € par an, contre neuf ans de location vide à loyer plafonné, pour les acquisitions du 21 février 2026 au 31 décembre 2028. Ce qu'il vaut est dans notre guide du statut du bailleur privé en 2026.
  • Le LMNP à la revente. Pour les ventes signées depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value (loi de finances pour 2025, article 84) ; l'amortissement pendant la location est préservé par la loi de finances pour 2026.
  • Les prélèvements sociaux. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté à 18,6 % le taux global sur certains revenus du capital, dont les loyers meublés non professionnels d'après les analyses publiées ; les plus-values immobilières des particuliers restent à 17,2 %. Les deux points sont détaillés dans notre guide du LMNP en 2026. Ce qui dépend de votre situation se tranche avec l'expert-comptable, qui fait partie de l'accompagnement.

Les règles bancaires : ce que le HCSF impose

Le Haut Conseil de stabilité financière, l'autorité qui encadre le crédit en France, fixe les limites des banques — décision du 29 septembre 2021, obligatoire depuis le 1er janvier 2022. Réuni le 3 mars 2026, il a confirmé le cadre sans l'assouplir, d'après la presse spécialisée du lendemain.

Les règles du HCSF, confirmées le 3 mars 2026

Taux d'effort maximal, assurance emprunteur comprise35 %
Durée maximale — 27 ans avec un différé lié au neuf ou à des travaux d'au moins 10 % du montant25 ans
Marge de dérogation, sur la production trimestrielle de chaque banque20 %
Part de cette marge réservée à la résidence principale — dont 30 % aux primo-accédants70 %

Pour un investisseur, la dérogation se voit rarement : 35 % est la vraie barre.

Ajoutez que la plupart des banques ne retiennent qu'environ 70 % des loyers attendus : un projet qui ne tient qu'avec la totalité du loyer ne passera pas. Le reste — reste à vivre, relevés de compte, apport — est dans notre guide devenir finançable ; dans l'accompagnement, la capacité d'emprunt est chiffrée par un courtier avant toute recherche, et ce parcours-là n'a pas de limite de temps.

Les signaux qui disent « pas maintenant » — et ceux qui disent « oui »

Pas maintenant

  • Le dossier ne se finance pas. Le taux d'effort dépasse 35 % avec le projet, les relevés montrent des découverts, un crédit à la consommation traîne. On règle cela avant de chercher un bien.
  • Pas d'épargne de précaution. Si l'apport vide le compte, le premier chauffe-eau ou le premier mois sans locataire se paie à crédit. Quelques mois de dépenses doivent rester devant vous, en plus de l'apport.
  • Le projet n'a pas de loyer réaliste. Le loyer sort d'une annonce optimiste, ou l'équilibre ne tient qu'en saisonnier. Un loyer se vérifie sur des annonces comparables, et l'opération doit tenir louée à l'année.
  • On achète pour l'impôt. Quand la réduction fiscale est le premier argument, refaites le calcul sans elle. Si l'opération ne tient plus, l'avantage fiscal était le prix de vente.

Oui

  • Le dossier passe avec de la marge. Sous 35 % projet inclus, des relevés propres, l'apport et l'épargne de précaution distincts.
  • Le bien est payé sous les ventes réelles. Une offre appuyée sur DVF et sur des travaux chiffrés, pas sur le prix affiché : le levier qui pèse le plus.
  • Le loyer est vérifié et la façon de louer choisie. Meublé à l'année, colocation, moyenne durée : une stratégie décidée avant l'achat, contraintes de gestion comprises.
  • Le filtre passe au coût total. Au moins 800 € de loyer mensuel par tranche de 100 000 € investis, notaire, travaux et meubles compris — et un horizon de dix ans au moins.

Un exemple pédagogique : les mêmes murs, deux façons d'acheter

Un cas construit pour l'exercice — pas un dossier réel — avec la méthode maison : coût total, vacance de 5 %, gestion de 7 % de l'encaissé, crédit sur vingt ans à 3,15 %, assurance emprunteur à 0,34 %. Un trois-pièces ancien de 62 m² à l'est de Nice, du côté de Saint-Roch, affiché 189 000 €.

Version A — au prix affiché, loué vide. Coût total : 189 000 € plus 14 175 € de notaire, soit 203 175 €. Avec 25 000 € d'apport, 178 175 € empruntés : environ 1 052 € par mois, assurance comprise. Loué vide autour de 1 100 € hors charges — cohérent avec le loyer d'annonce ANIL 2025 des trois pièces à Nice, 19,7 €/m² charges comprises —, l'année donne 13 200 € de loyer, moins la vacance (660 €), la gestion (878 €), les mêmes charges qu'en version B avec 400 € d'entretien et sans comptable (2 680 €), et le crédit (12 625 €) : − 3 643 € par an, environ − 304 € par mois. Le filtre : 541 € par tranche de 100 000 €. On ne retient pas.

Version B — négocié, retravaillé, loué à la chambre : d'abord, le coût total

Prix négocié, ventes réelles (DVF) à l'appui — 9 % sous l'affiché172 000 €
Frais de notaire (environ 7,5 %)12 900 €
Travaux — le double séjour redécoupé en troisième chambre, une seconde salle d'eau24 000 €
Meubles8 500 €
Coût total — la vraie base de calcul217 400 €

Avec le même apport de 25 000 €, il reste 192 400 € à emprunter : environ 1 136 € par mois, assurance comprise.

Ensuite, une année de location — trois chambres à 600 €, soit 1 800 € par mois

Loyer annuel21 600 €
Vacance locative (5 %)− 1 080 €
Frais de gestion (7 % de l'encaissé)− 1 436 €
Charges de copropriété non récupérables− 1 100 €
Taxe foncière− 1 000 €
Assurance propriétaire non occupant− 180 €
Entretien — l'usure de la colocation− 700 €
Comptabilité (30 € par mois)− 360 €
Crédit et assurance (1 136 € × 12)− 13 633 €
Cash flow annuel+ 2 111 €

Soit environ + 176 € par mois. Le filtre : 1 800 € pour 217 400 € investis, soit 828 € par tranche de 100 000 € — acceptable, sans grande marge.

Et l'année ? Reprenez la version B en changeant seulement le taux : à 4,15 %, le cash flow tombe à environ + 76 € par mois ; à 2,15 %, il monte à environ + 270 €. Un point de taux déplace le résultat d'une centaine d'euros ; la façon d'acheter et de louer, de près de 480 €. L'année pèse ; l'achat pèse cinq fois plus. Verdict, honnêtement : un dossier acceptable, à ne retenir que là où trois chambres se relouent vite — 176 € par mois, c'est positif et fragile. Le calcul se fait avant l'offre, jamais après.

L'outil de la maison

Le simulateur de rentabilité ORELLIA

Entrez un prix, des travaux, un loyer, votre taux : il pose le calcul complet — coût total, cash flow mensuel, règle des 800 € par tranche de 100 000 € — et rend son verdict. Gratuit, sans inscription.

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Et si vous préférez poser la question à quelqu'un, le premier appel dure trente minutes, il est gratuit, et il sert exactement à ça — y compris pour répondre non, pas encore, et pourquoi.

Vos questions

Investir en 2026 : ce qu'on nous demande.

Faut-il investir dans l’immobilier en ce moment ?

La date est la mauvaise question. L’opération décide : un prix négocié sur les ventes réelles, un coût total complet — notaire, travaux, meubles —, un loyer vérifié, un financement qui passe la barre des 35 %. En 2026, les taux se tiennent autour de 3,3 % selon la Banque de France et les prix sont quasi stables selon l’INSEE : rien ne pousse à se précipiter, rien ne justifie d’attendre. Si votre dossier est finançable et que le bien tient notre règle des 800 € de loyer par tranche de 100 000 € investis, c’est le moment. Sinon, non — quelle que soit l’année.

L’immobilier va-t-il baisser en 2026 ?

Personne ne le sait, et nous ne le prédisons pas. Ce qui se constate : au premier trimestre 2026, les prix des logements anciens sont quasi stables sur un an — + 0,1 % selon l’indice INSEE-notaires paru le 28 mai 2026 —, et les avant-contrats relevés par les Notaires de France en juillet suggéraient une quasi-stabilité à court terme. Le creux du marché a été touché début 2024, à − 5,2 % sur un an, et les prix ont légèrement remonté depuis. Attendre une baisse est un pari ; négocier sur les ventes réellement signées est une méthode. La marge se trouve dans l’achat, pas dans le calendrier.

Est-ce encore rentable d’investir dans l’immobilier locatif ?

Oui, à condition de calculer sur le coût total et non sur le prix affiché. Au prix moyen et au loyer moyen, beaucoup de biens ne se financent pas seuls en 2026 — à Nice comme ailleurs. Ceux qui tiennent se construisent : un achat sous le prix des ventes réelles, des travaux qui créent du loyer, une façon de louer adaptée — meublé, colocation, moyenne durée. Notre filtre ne change pas avec l’année : au moins 800 € de loyer mensuel par tranche de 100 000 € investis. En dessous, l’opération repose sur votre épargne, et sur l’espoir que le marché monte.

Quel est le taux immobilier en 2026, et faut-il attendre qu’il baisse ?

La Banque de France relève un taux moyen de 3,27 % sur les crédits nouveaux à l’habitat, hors renégociations, en juin 2026 — contre 3,08 % en décembre 2025 et un pic à 4,17 % en janvier 2024. Votre taux dépendra du dossier, de la durée et de la banque : c’est le travail du courtier. Faut-il attendre ? Un point de taux vaut une centaine d’euros par mois sur 200 000 € empruntés sur vingt ans ; une négociation de 10 % sur le prix vaut autant. Et un crédit se renégocie si les taux baissent ; un loyer non encaissé ne se rattrape pas.

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