Deux métiers pour deux questions différentes
Quand on tape « conseiller en gestion de patrimoine Nice » avec en tête un appartement à louer, on pose deux questions à la fois. La première : « que faire de mon argent ? » — assurance-vie, immobilier, bourse, retraite, transmission. La seconde : « comment réussir cet achat-là ? » — le prêt, le bien, le prix, les travaux, le bail. Elles n’ont pas le même interlocuteur.
Le conseiller en gestion de patrimoine répond à la première : il part de l’ensemble de votre situation — revenus, épargne, impôt, famille, horizon — et propose une répartition entre des enveloppes et des produits. L’immobilier locatif n’est pour lui qu’une ligne parmi d’autres, et il a raison de le voir ainsi. L’accompagnement répond à la seconde : il ne conseille aucun placement, il conduit une opération précise, de la faisabilité bancaire à la première quittance. C’est ce que fait ORELLIA, et rien d’autre.
Le conseiller en gestion de patrimoine : un métier, plusieurs statuts
« Conseiller en gestion de patrimoine » n’est pas un statut en soi : l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution le rappelle sur sa page consacrée à cette activité. C’est un métier qui empile des habilitations, chacune tenue par une loi. Pour conseiller des placements financiers, il faut être conseiller en investissements financiers — le statut dit « CIF », articles L. 541-1 et suivants du Code monétaire et financier —, donc adhérer à une association agréée par l’AMF et être immatriculé à l’ORIAS. Pour proposer une assurance-vie, il faut être intermédiaire en assurance. Pour parler crédit, intermédiaire en opérations de banque. Pour vendre ou rechercher un appartement, il faut la carte professionnelle de la loi du 2 janvier 1970, délivrée par la chambre de commerce, valable trois ans, avec une assurance de responsabilité civile professionnelle — et une garantie financière dès lors qu’il manie des fonds.
Dans les faits, la plupart cumulent. D’après les chiffres clés publiés par l’AMF en décembre 2025, le registre comptait 7 013 conseillers en investissements financiers au 31 décembre 2024 ; 92 % d’entre eux étaient aussi intermédiaires en assurance, 62 % intermédiaires en opérations de banque, 62 % détenaient une carte de transaction immobilière, et 6 % seulement exerçaient sous le seul statut de CIF. Un conseiller niçois peut donc, légalement, vous conseiller une assurance-vie le matin et vous présenter un programme neuf l’après-midi. C’est la force du métier — une vue d’ensemble — et c’est ce qui oblige à poser la question de la rémunération, ligne par ligne.
Deux règles protègent le client. La première : un CIF ne peut recevoir d’autres fonds de ses clients que ceux qui rémunèrent son activité — article L. 541-6 du même code. Votre argent va à l’assureur, à la société de gestion, au notaire ; jamais chez lui. La seconde : avant tout conseil, il vous remet un document d’entrée en relation — statuts, numéro ORIAS, et le caractère indépendant ou non de son conseil, article 325-5 du règlement général de l’AMF —, puis une lettre de mission. Sans ces documents, la règle n’est pas suivie.
L’accompagnement à l’investissement locatif : une opération, pas un portefeuille
L’accompagnement ne conseille pas de placement. Il prend une décision déjà prise — « je veux acheter pour louer » — et la conduit jusqu’au bout, en coordonnant des professionnels que la loi encadre chacun. Chez ORELLIA, le parcours compte treize étapes, dans cet ordre : le financement d’abord, avec le courtier Immoprêt, qui dit ce que vous pouvez emprunter avant de regarder le moindre bien ; la stratégie ; le montage fiscal avec le cabinet comptable niçois Ferrua Ribes ; la recherche par un agent du réseau iad sous mandat de recherche exclusif que vous signez ; puis l’offre, le compromis, l’acte, les travaux, la mise en location.
Ce cadre a lui aussi ses lois. La recherche d’un bien pour autrui entre dans la loi du 2 janvier 1970 (article 1er) : mandat écrit avant toute démarche, rémunération et débiteur précisés dans le mandat, et — article 6 — aucune somme exigible avant que la vente soit effectivement conclue. L’accompagnateur, lui, ne relève d’aucun statut réglementé, précisément parce qu’il ne fait aucun de ces actes : il les fait avancer, dans l’ordre, et il vérifie les chiffres. Chaque bien proposé arrive avec un rapport de faisabilité calculé sur le coût total — prix négocié, notaire, travaux, meubles — et passé au filtre des 800 € de loyer mensuel par tranche de 100 000 € investis. Et la même règle que pour le CIF vaut ici, par choix : l’argent du client ne transite jamais par ORELLIA — vous payez directement le notaire, le courtier, le comptable, l’agent, les artisans.
Comment chacun est payé — la question qui explique tout
Depuis 2018, un CIF doit vous dire, avant tout conseil, s’il conseille de manière indépendante ou non. Le conseil indépendant interdit de percevoir et de conserver des rétrocessions : le conseiller ne vit que de vos honoraires. Le conseil non indépendant l’autorise à recevoir des commissions des producteurs — assureurs, sociétés de gestion, promoteurs —, à condition de vous en informer. En 2024, d’après l’AMF, 81 % des CIF exerçaient en non indépendant, 7 % en indépendant seulement, 12 % combinaient les deux. Et pour les CIF spécialisés en gestion de patrimoine, les revenus se répartissaient ainsi : 60 % de rétrocessions sur les droits d’entrée et de sortie, 28 % sur les frais de gestion, 12 % d’honoraires.
Rétrocessions
88 %
Des revenus des CIF « gestion de patrimoine » en 2024, versés par les produits placés.
Honoraires
12 %
Facturés directement au client — en hausse de trois points sur un an.
88 %, c’est l’addition des deux rétrocessions relevées par l’AMF — 60 % sur les droits d’entrée et de sortie, 28 % sur les frais de gestion. Source : chiffres clés des conseillers en investissements financiers 2024, publiés en décembre 2025.
Ce n’est pas un procès : la loi le permet, et un conseil payé par le produit peut être un bon conseil. Mais un rendez-vous « gratuit » est le plus souvent payé plus tard, dans les frais du produit souscrit — et ces frais courent des années. Et un conseiller payé à la souscription a, structurellement, une raison de préférer ce qui se souscrit à ce qui ne rapporte rien à personne, comme un ancien à rénover acheté sous le prix du marché. Quand il est payé en honoraires, les ordres de grandeur relevés par le comparateur Cleerly en avril 2026, sans garantie : bilan patrimonial entre 500 et 3 000 €, heure de conseil entre 150 et 500 €, suivi annuel de 0,5 à 1,5 % des sommes conseillées.
L’accompagnement, lui, se paie au forfait, par le client, pour une opération. Il ne perçoit rien du vendeur, rien d’un promoteur, rien d’une banque : s’il touchait quelque chose sur le bien qu’il vous propose, il ne pourrait plus vous dire de ne pas l’acheter. Les fourchettes du marché, datées, sont dans notre guide combien coûte un accompagnement. Le prix d’ORELLIA se dit en entier dès le premier appel, pas sur une page. La mécanique, elle, est simple : une somme connue d’avance, avec un accompagnateur qui gagne la même chose que vous achetiez ou que vous renonciez.
Les deux métiers face à face
| La question | Conseiller en gestion de patrimoine | Accompagnement à l’investissement locatif |
|---|---|---|
| L’objet | L’ensemble de votre patrimoine et sa répartition. | Une opération : un bien, un prêt, un bail. |
| Le cadre légal | CIF (AMF, ORIAS), intermédiaire en assurance, en opérations de banque, carte T selon les activités. | Aucun statut propre ; les actes reviennent à des professionnels réglementés (courtier, agent sous mandat, notaire, expert-comptable). |
| La rémunération | Rétrocessions des produits placés (88 % des revenus 2024) ou honoraires. | Un forfait payé par le client, connu d’avance. |
| Ce qu’il vous remet | Document d’entrée en relation, lettre de mission, préconisation écrite. | Un rapport de faisabilité par bien, chiffré. |
Les questions à poser — aux deux, nous compris
Le même questionnaire sert pour les deux ; ce sont les réponses qui vous renseignent.
- Comment êtes-vous payé, et par qui ? Au CGP : indépendant ou non indépendant, et quel pourcentage sur quel produit. À l’accompagnement : le forfait, et l’assurance qu’il ne perçoit rien sur le bien, le prêt ou les travaux. Faites écrire la réponse.
- Sous quels statuts travaillez-vous ? Le numéro ORIAS se vérifie en ligne, la carte professionnelle auprès de la chambre de commerce. Pour un accompagnement, demandez qui, nommément, fait le prêt, la recherche, l’acte, la comptabilité.
- Sur quelle base calculez-vous un rendement ? La seule réponse acceptable est le coût total — prix négocié, notaire, travaux, meubles —, jamais le prix affiché.
- Que se passe-t-il si vous me déconseillez d’acheter ? Un conseiller payé au produit et un accompagnateur payé au forfait n’ont pas la même réponse.
- Que reste-t-il à mon nom si vous disparaissez ? Le bien, le prêt, le mandat, le bail, les contrats. Si la réponse est « tout », vous êtes protégé. Les douze questions à poser à un accompagnement sont dans notre guide comment choisir son accompagnement.
Un exemple pédagogique : le même appartement, vu des deux côtés
Posons un cas construit pour l’exercice — ce n’est pas un dossier réel, ORELLIA n’en publie aucun. Un deux-pièces ancien de 40 m² à l’est de Nice, affiché 200 000 €, à rafraîchir. Le calcul commence par le coût total.
D’abord, le coût total
Le filtre maison demande 800 € de loyer mensuel par tranche de 100 000 € investis, soit ici 1 783 € par mois. Loué entier en meublé autour de 900 € hors charges — au-dessus de la moyenne niçoise, puisque l’ANIL relève en 2025 22,7 €/m² charges comprises pour les petites surfaces, soit environ 908 € charges comprises pour 40 m² ; un meublé rénové le justifie —, ce bien ressort à 404 € par tranche. Il ne passe pas.
Vu du conseiller en gestion de patrimoine, ce même appartement est une ligne dans une répartition : il pèsera l’effort d’épargne mensuel contre ce que le même argent ferait ailleurs, votre imposition, l’intérêt du meublé ou du nouveau statut du bailleur privé — loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 47 — et votre horizon. Ce regard est utile ; il ne remplace pas l’autre. Vu de l’accompagnement, la question est plus étroite : à ce prix et à ce loyer, l’opération perd de l’argent chaque mois, et aucune enveloppe fiscale ne changera cela. Ce qui la ferait passer, c’est l’achat lui-même. Le mécanisme est détaillé dans notre guide du cash flow à Nice.
Un dernier point : ni l’un ni l’autre ne décide de votre prêt. Depuis la décision du Haut Conseil de stabilité financière du 29 juin 2023, confirmée le 3 mars 2026, la banque retient 35 % de taux d’effort assurance comprise, et 70 % de sa marge de dérogation est réservée aux résidences principales : un investisseur locatif en profite rarement. C’est pour cela que l’accompagnement commence par le courtier, et que notre guide devenir finançable existe.
Quand les deux se complètent
Le cas le plus fréquent n’est pas « l’un ou l’autre », c’est « l’un puis l’autre ». Quelques situations où la question dépasse l’opération :
- Un capital déjà constitué. Héritage, cession d’entreprise, épargne importante : décider quelle part va dans l’immobilier locatif est une question de répartition. Une fois cette part décidée, l’accompagnement conduit l’opération — et le calcul reste le même, comptant ou à crédit, comme l’explique notre guide investir 100 000 € dans l’immobilier.
- Une expatriation ou un retour. Résidence fiscale, convention entre deux pays, prêt depuis l’étranger : le conseiller patrimonial et l’expert-comptable cadrent le tout ; l’accompagnement s’occupe de l’appartement.
- Une transmission. Démembrement, donation, société familiale : c’est le terrain du conseiller en gestion de patrimoine et du notaire, avant l’achat.
- Un deuxième, un troisième bien. Quand le locatif pèse lourd, la structure — nom propre, société, régime fiscal — mérite un regard d’ensemble, sur la durée.
Dans tous ces cas, ORELLIA ne joue pas le rôle du conseiller en gestion de patrimoine et ne prétend pas le faire : si votre question relève de lui, nous vous le disons au premier appel. Le calcul, lui, reste le même — et il est public.
L’outil de la maison
Le simulateur de rentabilité ORELLIA
Entrez un prix, des travaux, un loyer : il pose le calcul complet — coût total, cash flow, règle des 800 € par tranche de 100 000 € — et rend son verdict. Gratuit, sans inscription.
Ouvrir le simulateurEt si vous préférez poser la question à quelqu’un, le premier appel avec l’équipe dure trente minutes, il est gratuit, et il sert aussi à vous dire que votre question relève d’un autre métier que le nôtre.